Affichage des articles dont le libellé est Temps 1. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Temps 1. Afficher tous les articles

23.11.07

Premiers dessins. Premières notes. [1/8]

Ceci est un récit traduit. Ceci est un récit à traduire. Ceci est un récit où la fiction se tiendrait dans la seule lecture. Ici, les noms ont disparu. Et les dieux avec eux. Ne reste ici des noms que les lettres : en lieu et place de chaque nom : une lettre. En lieu et place de chaque dieu : un œil. Un seul nom. Toujours dit. Un seul dieu. Encore nommé. Eros.





Dimanche 14 octobre 2007. On attend qu’il y ait un peu de monde pour commencer. Moi, je trouvais que c’était tôt pour un début. Voleur de phrases. 14h14. Moi, je ne raconte pas. On me demande si c’était bien je dis oui c’était bien. Voleur de mots. 14h25. C’est le premier jour. On fait connaissance. Phrases mots de toi phrases mots de l’autre écouter voler garder donner. Un billet retour. Un billet de non-retour. Un secret qui surgit sans que je m’y attende. Faire récit. Garder secret. Le secret de U, c’est la mer. Me dit M. Dans la famille des sans nom, je voudrais le fils. Il attend avec maman le retour de papa et papa retourne à la mer. Retrouver les yeux cachés dans la forêt des lettres. Est-ce que j’ai oublié les noms des yeux. Un nom est un mot. Retrouver les yeux dans la forêt non des mots ni des phrases mais dans celle des lettres. Là, dès l’être. 15h36. Un acrostiche à partir du nom d’un oeil. Écrire. A partir de. Partir. C’est toujours les batteries qui posent problème. Des images pour garder traces. Derrière le mur. L’œil de C est peint sur un carton. La multiplication de l’œil unique. Je te démultiplierai la vie. Je te démultiplierai la vue. Vous allez chercher. Je ne vous en dévoile pas trop. La première ligne c’est. On peut entrer dedans. Moi, je vais t’accrocher l’œil. Moi, je vais t’entrer dedans. Par l’œil. Je vais te voir par le dedans. Tu es arrivé à quelle heure, tu venais d’où, tu as fait quoi jusque là. Attention, les colonnes du temple, c’est réel. C’est fiction. Ecoute, je vais te raconter l’histoire. Ça, ce signe là, ça veut dire : éternité. C’est le premier jour. La première fois que tu es venu ici, tu te souviens. Oui. Raconte-moi. Non. Je te raconterai une autre fois où je suis venu. Ici. Je te raconterai sans le vouloir au grès des jours, selon nos rencontres. L'instant, de la rencontre. Le temps, de la rencontre. Après, je reprendrai la mer. On va peut-être en faire moins que prévu. Une femme passe et me demande : retour ? Chère M, je suis assis derrière une table et devant moi le clavier. D'où je me tiens, je vois une robe que je ne peux mettre que si quelqu’un m’aide. Un geste, que je ne peux voir que si un autre le fait. Vous avez inventé un mot, quel est-il. Je vous jure madame que je n’ai jamais couché avec un garçon. Citation de citation de citation. Oh, ma vie mise à vue. J’en ferai le récit. Je mettrai une robe à ma vie. Tu ne reconnaîtras rien de moi. Regarde. Comme ça je te plais, et comme ça. Regarde. Le récit de ma vie, je vais te le donner à voir comme ça, il me plaît, et s’il te plaît, ne viens pas me parler de mensonge. J’essaye de faire une colonne. J’essaye de dessiner un œil. Ici, je bâtirai une ville. Et je vous ferai ensuite une troisième proposition, aurons-nous jamais assez de temps pour tout vivre. Chère M, je suis à la table, au clavier. A ma droite, derrière le mur : un œil cherche dans l’espace un corps pour s’accrocher et partir de lui. Voir. Une femme devant moi caresse un chien. Devant moi une femme prononce le mot monstre. Une femme derrière le mur prononce le mot désignant une machine par laquelle payer le temps de stationnement autorisé pour une machine permettant de se déplacer dans l’espace. Elle dit je vais faire une colonne. Une femme là filme les pieds d’un homme. Sur quoi repose un temple. Hommes. Colonnes. Il ne faut pas approcher de trop près sinon il prend la mer, attention, il faut que vous lui parliez, sinon : il ne sait pas ce qui se passe, c’est un chien. Il s’appelle B. Oui, c’est ça, parlez-lui. Ohlala quoi, que vouliez-vous lui dire. Il y a un événement, c’est le chien de U, il a peur des hommes, qui ça, le chien, ou U. Il y a des êtres humains dans des fauteuils, aussi, excuse-moi, je passe. Le chien embrasse la jeune femme, je passe. Devant la caméra, tu es magnifique. Un devin. Qui te révèle ton avenir. Mon chien n’a qu’un œil, c’est pour ça, je l’ai appelé B. Mais au prix de combien de jours de marche. Combien de jours m’a-t-il fallu pour nommer le chien B, et non pas C. A la fin, il s’écrase au sol. A la fin, filiation, passation, transmission. Allô la terre ici la mer. A la fin, il abrège, il accélère la fin car il faut bien ne sait-il encore pas qu’il ne faut. Non. Je t’inventerai un monstre que tu n’osas jamais penser pour un corps. Ce sera moi. Monstre inventé. A chaque page. Figure de monstre réinventé. Ce sera moi. A chaque page. Dans les fauteuils, tu me vois. Je vais faire comme si, comme si, comme si, comme si, comme si c’était une vague, une tempête, une lame, me déchirant les os de mâchoire gauche à tempe droite, mais déchirure intérieure et rien à vue. Pourtant, toi, tu verras tout. Dans les fauteuils, assis bien tranquille dans le confort des fauteuils, tu liras la guerre, le sang, le chaos, tu liras le récit né des contraintes premières et comment ton corps vit guerre et sang et chaos tu le diras comment par ta lecture seule, tu retiendras et ne montreras vrai de toi que ce qui t’en échappe. 16h42. Ça va commencer par une chanson. Je vous propose de l’écouter. Je vous propose de faire retour. Je vous propose de me dire un secret. Je ne joue pas. Je chante. Avec B. Chante. Avec M. Chante. Avec toi. Brûlant secret. Résumé de l’épisode pas encore vécu. Comment le désir et la passion, enracinés au fond de chaque être, peuvent le révéler à lui-même et bouleverser son destin. Fin du résumé. Résumé suivant. Oiseau ivre. Apprend à vivre. Embrouillé par ses larmes. Enfant malade. Grand labyrinthe. Chemin toujours. Souvent lassitude. Matin tranquille. Comme un grand. Comme un oiseau. Cherchant refuge. Comme un rebelle. A deux balles. Sans arme. Refais ton lit. Refais tes rêves. Mets ta robe. Deviens reine. Maintenant. P, reine de I. Reine de moi. Pendant 20 ans. Ça y est, dit-elle, j’ai mon programme, je vous propose d’écrire une variation sur l’existant. Si j’avais été méchant. Mais. Tu as été méchant. Si tu es méchant, je t’attache avec du scotch. Si tu m'attaches avec du scotch, comment je continue l’histoire. Mon corps immobile, tout ce que tu veux, mais pas la bouche, ma seule demande. Que je puisse continuer de dire, je veux bien être privé de tout, mais pas de la parole. De rien d’autre. Es-tu bien certain. Au centre de l’espace, ils sont assis. Ils sont trois, assis dans des fauteuils, c’est l’heure des retrouvailles, secrètes, interdites. P, U, T, sont ensemble et seuls et ce qu’ils font là tous les trois je te le laisse deviner. Tu crois. Personne ne les voient pourtant ils sont à vue de tous les autres mais tous les autres parlent, ça les rend aveugle. Eux trois, là, non, ils sont ensemble et seuls. Ils écrivent. Ils savent ce qu’ils font. Sans parole enfin les voilà unissant leur vie dans le silence de ce qu’ils écrivent. Tous ceux qui se taisent ne savent-ils pas qu’ils écrivent. Quand la peinture sèche. Le temps. Nécessaire. A la peinture pour sécher. Quel écho. Avec l’écriture des mots. Un mot sec. Une écriture sèche. Caresse-moi. J’ai frotté ta peau tendrement au papier de verre. On a tout le temps que l’on veut. Les passés, à lire. Les passés, à venir. Les passés, à écrire. Est-il écrit, dans le journal. Je ne pense pas que tu vas continuer pendant très longtemps. Je ne pense pas que je vais m’arrêter maintenant. 19h25. De retour d’un tour dehors. Le monde, dehors. J’en ramène quoi. Une photo. Trouvée. Déchirée. Trouvée au sol. Je colle au mur la photo. Déchirée en trois, trouvée dans la rue derrière la piscine L L. Dehors le monde. Sa vie continue. Ça vit. Continue. La maison. Ici. J’appellerai ici ce lieu maison. Là, j’installerai mon lit. Là, j’installerai mon verbe. Je ne dormirai pas ici. Je serai à l’affût des corps, des regards. Animal. Chien. Je convoquerai la pensée. J’appellerai ta venue par le récit de mes jours inventés. La ville. Le monde. Une vie. L’autre a le même dehors que toi. Mais ta vie au monde moi j’en vois quoi. Dans ce monde du premier jour. Que voyons-nous. Qui a mis la lumière. Et toi pourquoi es-tu là. Comment es-tu venu. J’ai traversé le fleuve en pensant à mère à mer amer. And see the sea. La mer, la vue. Oh toi monde dehors dis-moi ta vie montre-toi que je te vois parle-moi que je t’entende. On a du mal à s’y retrouver. La nécessité. De l’arbre généalogique. Ne désarticulera rien. Ne réarticulera rien du pas claudiquant de ton fils boiteux grand inventeur de piège marié à l’amour. Z mon époux. Z mon frère. Dit-elle. C + H + Eros = à qui je demande. Dans la ville. Je marche. Dans la ville. Je marche vers le premier regard bleu que je vois et je lui demande. Je ne rentrerai que lorsque j’aurai la réponse. Tu penses bien que ça prend vingt ans minimum. Et selon. Le point de départ de ta marche. La ville et la couleur des regards t’apparaissent tout autre que. Attention. A ce que te disent les livres. Des yeux. Et ce que te livre l’auteur de tes jours quant à l’interprétation des vies antérieures à la tienne et des voies justes menant à. Variations et suites. Lui, on peut lui faire confiance. Pourquoi tu dis ça. Tu penses que je mens. A quel récit tu fais confiance. U, tu crois qu’il dit vrai à quelle page. Ma confiance n’exige en rien de toi que tu me dises le vrai. Ainsi je te dirai mon amour. Et moi si je te raconte, et moi si je te dis, et moi si je prends la mer est-ce que tu me crois. Moi, je suis ta, appelle-moi A, je suis ta première, je suis le récit de ta, je suis le récit de toi, le récit d’avant toi, je connais ce lieu d’avant toi, duquel tu déchiras le crâne de, papa ton père il était le dernier, tu as remarqué. Il n’y aura que 24 lettres. 24 chants. 24 jours. 24 heures. Il y aura 10 millions de vivants et de morts et je serai seul et je devrai leur parler comme te parlant à toi seule la première je serai le dernier. J’inventerai la disparition. L’apparition. Je serai D de la cuisse de J. je suis A du crâne de Z. Moi tête-pensée. Et la vie, tout autre. Selon que ton point de départ est une cuisse ou un crâne. Ici, je bâtirai une ville, tout autre. Une ville-pensée. Une ville-chair. Il ne faut pas tout dévoiler. On a tous des idées floues, on a tous des idées claires. J’écrirai l’histoire, afin de lui tracer une ligne claire. Le début. Moi, je trouve ça très bien. Ça permet de reprendre. Là, ça permet de faire unité. L’écriture, qui désunifie. B. Tu vois tout autrement la ville, selon que tu pars de B, de N, ou de H. Je te conseille d’entrer au service de C. C’est quoi cette histoire de couilles coupées. Il lui arrache les couilles et crée l’espace temps c’est quoi cette histoire. Avoir du mal à établir une chronologie dans ce qui se passe. Premier temps : ils écrivent. Ils sont dans le silence. Ensuite ils convoquent le monde et disent au monde les mots écrits. Temps 2 : le peuple est réuni et chacun de lui prend tour à tour la parole et tout le temps nécessaire est pris par chacun pour dire ce qu’il sait de certaines connaissances relatives à la généalogie du monde et des yeux du monde. Un des orateurs demandent qui a écrit tous ces livres auxquels ici chacun tourne le dos à l’instant de prendre la parole. Pendant ce temps un espion est là qui entend tout qui voit tout, qui n’en sait que très peu sur les raisons de sa présence en ce lieu si ce n’est celle, justement, d’affirmer par une enquête à vue le rien qu’il sait des origines, guettant dans le dire des hommes qui l’entourent un écho à la sienne qu’il reconnaîtrait. Attention petit, C n’est pas C. Un cœur n’est pas un chœur. Un corps. H le temps. Ici. Le messager des yeux se sent redevenir un enfant. Tu ne voulais pas jouer la fiction. Non. Je ne voulais pas jouer la fiction. P joue pour moi la fiction. Cet autre, là, toi, ce corps autre, de toi, joue la fiction du sommeil, s’allongeant sur ce lit installé par moi et dans lequel je ne dormirai pas, jamais. Je crée un leurre. Ce lit. Je refuse la fiction que j’ai installé. Je crée le leurre d’un décor qui ne servira pas à ce qu’il annonce. Ces corps, ce sont les leurs. Le mien. Ce lit. Un corps allongé. A la vue des autres. Ecrire. A vue. Dormir. A vue. Vivre. A vue. C, elle lit, C, elle dit bonjour, C, elle dit bonjour trois fois. La femme à la caméra filme le lit vide. Oui. Tu as très bien entendu. Le lit avec P, le lit sans P, le lit réel, celui de fiction. Puis les trois premiers chants. Sont lus. Retour. C’est premier soir. Et toi, d’où tu viens. J’entends C, elle dit : à suivre. Résumé. De l’épisode précédent. Résumé. De l’épisode au présent. Je le lis. Et toi, d’où tu viens. Les yeux. De l’espace. Les hommes. Des yeux, oui. Si l’on donne aux yeux leur véritable nom : désir de l’homme. 23h52. 20h30. Nous avons les moyens techniques pour lutter contre les yeux. Et vous. Allez pouvoir me croire. Elle dit. Branche un micro. Branche-moi un micro. Branche-moi un micro dans le corps. Fais-moi entrer les machines. Dans le corps. Elle dit. Et sa voix faible envahit l’espace. Les yeux. Sont cachés dans les gaines plastiques isolantes. A l’intérieur, le flux électrique. Le voilà ton nouvel œil. As-tu les moyens techniques pour réinventer pour inventer pour maîtriser ton nouvel œil. As-tu un corps en capacité d’être traversé par ton nouvel œil. Nous avons crée de nouveaux yeux pour tuer les yeux anciens. Nous n’avons pas bougé. Oh si. les nouveaux yeux, ce sont eux qui nous tueront. Dit C. nous n’avons pas bougé, je confirme. Dit C. Dit G. Etre nommé, par ta nom. Etre, nommé, par ce que tu nommes. Tu ne seras pas G, pour moi, tu seras la terre. Je te nommerai terre avec toi je prendrai la parole, terre, à toi, je parlerai. Avec toi, avec P. Avec toi, P, j’appellerai mon père au secours, je lui réclamerai la vengeance, eh, father, venge-moi, papa P : exécute la commande, et, pauvre U, pauvre you, pauvre toi, sans toit pendant dix ans sur la mer, salaud creveur d’œil de fils de papa P. Résumé. Résumé de l’épisode précédent. Chaque œil est maintenant vu et montré comme une figure de l’inconscient. J’accueille chaque figure comme un œil ouvert sur l’inconscient. Résumé. Des épisodes précédents. Nos corps sont présents. Nos voix lisent. Disent. Repartent. Dans la lecture. Repartent. En mer. Elle est où la maison. Nous sommes dedans. Le monde est tout autour. Nous faisons dans la maison le récit du monde autour. Y sommes-nous jamais allés. Vas-y lis, la discussion, ce sera plus tard. Une parole qui dit. Une parole qui lit. Une parole qui ouvre et attend la parole en retour. Une parole qui attend l’écoute. Une parole qui demande le silence. Une parole qui impose. Une parole qui entend, attend. Une parole. Pour entendre. Une parole. Pour parole. Donner. Parole. Une parole. A entendre. Une parole. Où parler. Une parole. A taire. Une parole. Pendant laquelle. Taire. Accoster. Cesser de paraître. Entendre. Une parole à taire et rien entendre de tout autre. Il retourna. A l’écriture. La vraie vie c’était quand. Entendre. Un son que personne n’avait jamais entendu sur terre : oh my son, my sun, on the sea, oui je vois. Il chanta la beauté de cela qu’il avait inventé. Oserais-tu chanter la beauté à la face de C. Quand les loups ne se comportent pas comme des loups les hommes sont changés en porc. C, c’est elle qui les transforme en porcs, les hommes. Cesser de paraître. Autre que ce que. Vous êtes. Nous. Sommes. Revenez quand vous serez. Vivre, et penser comme des porcs. Une femme raconte à vingt corps allongés l’histoire de toi. Une femme raconte l’histoire d’un homme. Il aimait sa mère au point de lui faire un enfant. Toute la beauté de ces femmes est demeurée dans leur voix. Qui sont-elles. Dans la voix (réponse :) des sirènes, il y a le récit de ta vie et tu veux le(s) rejoindre. Dans ce pays en temps de paix la sirène de la ville ne sonne qu’une fois par mois. L’avion qui décolle tout à l’heure dans le ciel brumeux. L’avion. Une ombre dans la brume. Dans ce pays où la guerre souterraine que chacun subit sans la nommer a pour nom vas-y nomme-la, le chant de la sirène n’envahit la ville qu’une fois par mois. Bonne nuit. Les petits. Il est midi. U, lui, est le seul à avoir entendu la voix des sirènes. Avec O. Il a joué de la lyre, celui-là. Vérifier. Origine de la concurrence. Pour ne pas crever. O. Les sirènes. Chercher. Doux comme une femme. U, lui, il entend, il veut entendre, il entend, il se fait attacher, il veut entendre, ou il veut se faire attacher ? Ne nous arrêtons pas, laissons-nous arrêter, mais ne touchez pas aux animaux : alors, on y va ? Ils y ont touché, ils ont touché aux mots, ils ont touché aux animaux, regarde, ils touchent les mots, ils touchent les troupeaux des yeux, l’acte sacrilège, ils prennent pouvoir, oh, muse, moussa, parole chantée, parole rythmée. Regarde, ils ont lu, regarde, ils tissent leurs noms les uns aux autres. Quelle est cette communauté de femmes et d’hommes. Est-ce que je lui appartiens. Ils contre nous. Quel est cet île. J’y vais ou j’y suis. Quel est ce récit, gentil méchant récif, je le lis, le vis, je parle au présent ou au passé. Je parle de vivre ou parle devoir. Oui. tu as très bien entendu. Par. Le. Devoir. Je meurs. Ça veut dire vivre, mourir. On ne le sait qu’à la fin. Lire, dans la nuit, tenir, la lecture mais pour qui, pour qui lis-tu quand l’étranger n’est pas face à toi. Tous les moyens sont bons. Pour ne pas rentrer chez toi. La pupille de l’œil est un caillou. Elle veut lire. Résumé des épisodes précédents. Elle veut lire. Il veut parler. H a soif. Elle a. La langue bien. Pendue. Avoir. La langue bien pendue. H pendue par les pieds. Vérifier. Chercher. Inventer. Il y a des trous dans l’histoire et là tu cherches là tu inventes. Tu cherches en toi. Dans les livres. Neuf muses. Filles de neuf nuits. Fille de père et de mémoire. Elles chantent. Le triomphe de leur père, muse née d’une oralité secrète. Elle régit le poète qui ignore le désir de création. C’est une puissance divine qui te met en mouvement, comme cela se produit dans la pierre que E a nommée M. Cette pierre n’attire pas seulement les anneaux qui sont eux-mêmes en fer, mais elle fait passer en ces anneaux une force qui leur donne le pouvoir d’exercer à leur tour le même pouvoir que la pierre. C’est de cette pierre, à laquelle ils sont tous suspendus, que dépend la force mise en ces anneaux. C’est de la même façon que la muse, à elle seule, transforme les hommes en inspirés de l’œil. La muse elle crée de la mémoire, elle est issue de mémoire et de père sans autre nom que père, ne jamais oublier ça, la muse ça l’amuse elle chante et le père et la mémoire elle chante la fiction du père invente-elle une mémoire. Pour. Les hommes. Elle est garante de quelle mémoire. De la mémoire de quelle invention. La muse fait connaître les événements passés, est-il écrit dans le journal. Il ne s’agit peut-être pas d’un passé historique, au sens moderne du terme, mais plutôt d’"un temps originel, un temps poétique" : c’est le temps des héros. Pour qu’elle devienne vérité, la parole poétique est indissociable de la muse et de la mémoire, et l’aède ne peut opposer à la muse son propre savoir. Il est inspiré par les voix des muses "à l’unisson", celles qui, échappant à la temporalité humaine, voient "ce qui est, ce qui sera, ce qui fut". Elles sont donc gages de vérité. Dans I, les muses voient de manière directe et parfaite les événements que l’aède souhaite raconter ; cette "autopsie" des muses, selon le sens étymologique du terme, est opposée au savoir indirect, "par ouï-dire", des poètes qui se contentent de reproduire ce qui leur est indiqué. Le poète entend la voix des muses et l’inspiration surgit. Ainsi I se déploie par le recours à la personne du poète, instrument aux mains de la muse. Elle est celle qui sait car elle est celle qui voit. Quant à l’aède, il n’a point besoin de la vue mais de l’ouïe : D comme H n’ont plus aucun lien avec l’univers visible et n’en demeurent pas moins de "divins" aèdes. Voir par soi-même les événements n’est pas nécessaire pour délivrer une parole vraie. La parole du poète permet d’échapper au silence et à la mort. Elle lutte contre la force d’oubli que représentent par exemple les sirènes, figures antithétiques des muses mais qui, comme elles, savent "tout ce qui advient sur la terre féconde". Parfois considérées comme les filles de M, de T ou de C, les sirènes, remarquables musiciennes, auraient perdu leurs ailes à la suite d’un concours de chant avec les muses : ces dernières auraient arraché leurs plumes pour s’en faire des couronnes. Honteuses de leur déchéance, elles se seraient alors réfugiées dans les rochers de la côte méridionale de I, d’où elles attirent les navigateurs. Ainsi chantent-elles, en promettant au marin U de lui donner le pouvoir de connaître à l’avance tous les événements à venir. Le héros résiste, car il sait par C que leur chant est signe de mort. Son désir est pourtant immense. U refuse l’oubli de soi. L’abandon. Désir allant présent / mémoire parole passé. La pupille de l’œil est une pierre, une masse rocailleuse, un météorite, une planète. Avoir une planète dans le creux de l’œil. Une planète dans l’œil te rend aveugle et te donne à voir. A suivre. Derrière le rideau. La voix de la femme racontant aux corps allongés les gestes de l’homme, les corps sont-ils des êtres humains, animaux, porcins. Voix de la femme racontant l’histoire de toi. La voix basse de l’homme dans la nuit, il lit. Toute sa vie, fier de toi, j’entends sa voix dire : toute sa vie, fier de toi. 00h25. Quand l’habit de mort du père de l’époux sera tissé je t’ouvrirais mon lit. Les yeux ne veulent pas que tu rentres chez toi bonne blague ils ont bon dos les yeux. Appelons les yeux DESIR DE. Appelons les yeux d’un nom qui saurait dire à suivre en étant présent sans rien renier de ce qui fut. Encore deux nuits de récit avant le retour. Oh, que le récit ralentisse mon retour. Oh, que le récit ralentisse mon retour que le récit dit. Le porcher ne te reconnaît pas, mais ton chien te reconnaît, et il en meurt, ton chien : est le seul à te reconnaître, le seul, à te reconnaître, il en meurt. J’en meurs de te reconnaître est mon nom véritable j’en meurs. D’à nouveau sans cesse naître avec. Rien. Ne peut être sans amour. Dit l’homme dans le fauteuil vert. Quand il lit, là, tout le monde l’écoute. Reconnaître son maître. Et en mourir. Tu as eu ta réponse. Tu as eu la réponse à ta question première maintenant il faut rentrer chez toi. A suivre. ‘’Ne dis pas qui je suis’’ est le véritable nom de U. De quoi s’agit-il. D’un compte-rendu d’enquête sur le personnage toi du monde. O, c’est le nom du voyage. Oh dis c’est quoi le nom du voyage que dit le nom de toi. Cherche. Où. Poursuis. La retranscription. Des notes. La lecture. Les voix. La présence des voix. Celle des corps. Ferme les yeux. La présence des voix, c’est le seul décor. Ma voix, le seul des corps que jamais tu ne toucheras. Je suis le récit. Je suis la parole. Je suis la loi. Qui m’a écrit. Ferme les yeux. J’entends. Ils parlent. Disent. Lisent. Ils te parlent, ils me lisent, ils nous disent. Toi, tu aimes qu’on parle de toi car ‘’ne dis pas qui je suis’’ est ton nom véritable. Ce secret était connu d’eux deux seuls. Qui a dit ça. Je l’ai entendu. Elle dit hop quand elle lui donne le livre. Elle a lu. Elle va manger. L’homme dans le fauteuil vert à son tour lit. Il ne dormait pas. Un lit. Il attendait. Maintenant lit. Il. Est dans son fauteuil vert. Il. Est le cri d’un oeilIl faut brûler pour briller. Lit d’origine. Désir en son. Origine. Ce lieu d’origine. Désirant. Lieu d’origine du. Désir. Ou bien sa fin. Bonne raison de partir si sa fin. Origine. Due. Tu me dois. Une origine. Tu m’en dois le récit. Un récit. Sans fin. Bonne raison de partir, si c’est sans fin. J’aimerais que tu acceptes. De porter ces messages, que j’ai à faire parvenir au monde. Si tu acceptes, tu dois être disponible à tout moment de ta vie. H. Messager de son père. Mais. Mais. Je vole ! Je vole ! Brave petit. Et toi, quel message as-tu dans le creux de ta main, veux-tu me dire. Origine du jour. U : est le seul à se choisir lui-même pour revivre dans le corps d’un autre s’il avait à revivre. Mais. Tu. N’auras pas. A revivre. Tu es dans la montagne. Tu fais la lecture à l’espace. Tu fais la lecture à ton amante. A ton amant. Au corps chaud de l’amour tu lis ton amour à lire. Ta voix résonne dans la vallée. Je t’appelle. Est-ce que tu es avec moi en ce moment. Si. Tu es avec moi. Qui anime le soleil. Faire. Une liste. De tous ceux à qui tu as parlé. De tous ceux animés par ta parole. Nous. Début de la lecture de O. Chant. 1. Chant. 2. Chant. 3. Récit du retour de N par lui-même. Récit du retour des autres par N. Récit du retour de T par N. Papa, qu’est-ce que c’est ? 00h49. Relecture. 1H15. M, bonsoir. Avant de rentrer chez moi, ci-jointes les quelques pages de notes écrites aujourd'hui, à P. C'est plus que brut, et sans travail d'écriture, et suis curieux de savoir ce que tu y liras, toi, qui n'est pas là. j'ai la sensation d'être d'avantage dans ce que j'entends 'dans et avec les textes' qu'avec ce qui se passe, ici. Mais c'est un soucis que j'ai tout le temps. Ce que j'entends avec et dans les textes c'est avec ici que je l'entends. Bien sûr. En tout cas ça me plaît d'être là. Me sens tranquille et libre d'être et de faire selon / comme / je veux je sens. J'essaye de t'envoyer des images du lieu demain. Ou bien : faire sans ses images. Et rien qu'avec les notes que je t'envoie. Comme tu préfères. Dis-moi. Ils sont cinq encore, à lire, en bas, là je suis dans les bureaux, à l'étage, je les entends. ''au cours duquel un mystérieux artiste’’, c'est le récit de la vie de H. ‘’La vie d'un œil’’, la vie d'un homme. ils ne meurent pas, les yeux, est-ce qu’ils vivent. voilà. pour ici. "artiste", oui, j'ai bien entendu, puis "quel est son nom", "j'exige de connaître son nom". puis. stop. arrêter pour aujourd'hui. suis là depuis 13h00. bientôt 2H00. ici là stop. bonne nuit à toi bon jour, selon l'heure de lecture pour toi de ces mots. espère que tout va et continue comme tu aimes. je t'embrasse. A très bientôt, M. 2h23.


Premiers dessins. Premières notes. [2/8]

Lundi 15 octobre 2007. 10h43. M. bien reçu. stop. je bosse ce matin sur mes entretiens. stop. dès cette après-midi je me mets à notre affaire. stop. beaucoup de boulot. stop. te fais le premier envoi dès la fin d'après midi, lettre et mail. stop. bonne écoute, belle vie. stop. à plus tard. stop. bises. terminé. M.




16h20. Mercredi 10 octobre 2007. 19h00, à P, réunion scéno. Je choisis mon espace à la fois central et isolé, parfait, je rentre chez moi. Samedi 13 octobre 2007. P à 10h00. commencer à m’installer. Je dépose des premières affaires. L’agrafeuse de P n’a pas d’agrafes. Je mets trois heures à installer trois ampoules. Je rentre chez moi chercher mon agrafeuse, je vais acheter des agrafes chez W, je mange chez moi, je retourne à P, finalement je n’irai pas à midi-minuit poésie, je suis à P jusque vers 18h00 19h00, je suis avec ça qui commence ici, qui s’installe, c’est pas mal, je rentre chez moi. Dimanche 14 octobre 2007. A P vers 13h00. Première journée de présence avec O and co et lectures. Assez tranquille quant à ce que je fais ici. Pas de devoir-faire qui pèse. Faire selon le mouvement qui vient. Heureux de ça. retour chez moi vers 3h00. Lundi 15 octobre 2007. Réveil vers 10h00. Lecture de l’univers, les yeux, les hommes, les premières pages : l’origine de l’univers, passionnant. Papa maman fusion castration ordre de la mère exécution du fils l’espace entre elle et lui le temps la distance. Eros. Eris. Tout est là, une merveille d’archaïsme où toutes les matières où tous les rapports d’amour et de désir en lien à l’origine tout est là et les mythes grecs ne parlent de rien d’autres. Et la cité, c’est de la merde ? Désir amour et politique : même combat ; tout : dans l’agencement des désirs (écoute du sien) (attention à l’ignoré de l’autre) (ce rapport) (qui n’est pas que sexuel) (quel communs, quels ensembles, quels liens, quels partages, quels singuliers, quels espaces pour vivre). Encore et l’il n’y a pas de rapport sexuel. N, et l’il y a du rapport sexuel. 16h29. 20h14. P. Trouver sa place dans le monde de manière apaisé. Trouver intérêt à. Trouver. Intérêt là. Comment tu te présentes comme maître. Une pause entre philosophie et poésie. Obscénité. Alors lalangue, on crée du concept ? Un monde se détachant des yeux et se cherchant des maîtres. C’est par le lieu et la présence en ce lieu que : avoir. Lieu. Avoir. Un monde sans les maîtres. Et maintenant il fait nuit. Un être au monde où chaque jour naître. Aujourd’hui tu es arrivé à la tomber de la nuit. Un monde où. Naître. Un mode où. Mourir en maître. Je n’exercerai mon pouvoir à l’encontre de personne sinon de moi. Tu regardes : la place de l’esclave dans une démocratie. Tu. La vie de la philosophie, sa pénible visibilité. La lenteur. Le temps. Le travail. L’obstination. Prononcer les noms de S, B, N. Les feuilles au mur. Avoir besoin de donner preuve, quand même. 21h06. ça commence. Ça va bientôt commencer. Je crois qu’on va commencer sinon on va attendre longtemps. 00h26. Quand le meurtrier meurt avant sa victime : le crime parfait. Des phrases. Poser tout savoir comme faux pour trouver le vrai. Le lendemain, tu ne te baignes pas dans le même fleuve mais qui de toi ou du fleuve est le plus bouleversé le plus bouleversant changé changeant. On a fini à quatre la nuit dernière. Ah bon, F. m’avait dit que vous n’étiez plus que deux. Elle ment. Elle réinvente. Elle veut que tu restes. Elle te dit la plus belle histoire possible pour qu’avec elle tu inventes la suite. Pour qu’avec elle tu lises la suite. Pour qu’avec elle tu écrives la suite. Pour qu’avec elle tu vives la suite. Quand quelque chose vient à exister. Dans le carnet, il y a les mots qu’il ne raye pas, il ne les a pas recopiées, il ne s’en est pas servi, ils peuvent encore servir, ils ne serviront plus, jamais il ne reviendra dans cette matière ancienne, une nouvelle est déjà là. Elle est. Quand. Quelque chose vient à exister. Elle. Et. Quand cette chose vient à mourir. Elle continue de. Et lui, U, il est à errer. Oui. Tiens, encore une femme qui raconte l’histoire de U. Les cheveux ont changé. Le récit a changé. La voix a changé. La position du corps a changé. Dedans, la femme, je ne vois pas ce qu’il y a, en elle. Et le chien meurt, tranquille, son maître est revenu. Le dernier chant, elle oublie le dernier chant ! Le dernier chant. N’oublie pas le dernier chant. C, tu resserres les spots s’il te plaît. Il n’a pas eu le temps de prendre de douche, pourquoi je note ça. Si vous voulez, il reste des places devant. Les femmes devant sont assis sur le rebord de la scène, les hommes sur des chaises sont assis derrière, sur la scène. On lit mal. On boit beaucoup. Après on parle. N’hésitez pas, entrez, n’hésitez pas, respirez. N’écoutez pas. Quand tu n’en peux plus, tu arrêtes. Avant de commencer, il n’y a rien à dire. G = des relents de B en plus charnel. Dit-il. On a voulu tout lire c’était trop long on ne l’a pas fait. On peut faire une pause. Faire une pause, dans le tout. Au milieu. Le milieu du. Le milieu de. Tout. Au tout début. Au début de. Tout. Au milieu du début. Au deuxième jour. Au sixième chant. 2h40. on ne voulait pas ne pas finir. Ils sont six sur la scène. Ils étaient six. Ils sont trois. Dans les fauteuils. Une fois, comme il revenait. Stop. Ils parlent philosophie. Ils parlaient philosophie. Une femme : lit à deux hommes, un troisième écrit, avec les sons du présent, avec les notes écrites face aux six assis sur la scène. Ils parlaient de philosophie. Parlaient avec. L’idée de la. Philosophie. Que donc ici qui se faisait. Elle parle de U. Elle raconte autrement. Ainsi, par la suite, il aima mieux. Ecoute. Ecoute-le parler et tu connaîtras mieux ta mère. Fais croire aux yeux qu’on les craint. Fais comme si. Tu voulais. Bâtir une nouvelle ville. C’est qui se mec, dit le remplaçant de l’homme au fauteuil vert. Je ne suis le remplaçant de personne. Je ne suis le prétendant de personne. Je suis présent, ne fais pas comme si je n’étais pas là. Ainsi, le son de la voix de la femme qui lit est entrecoupé par le son de la voix de l’homme qui n’est pas le remplaçant de l’homme au fauteuil vert. Une demi-confiance, ce serait quoi une demi-confiance. Fils père et frère de menteur. Fils père et frère de voleur. Fils père et frère. JE TE LE RACONTERAI MOI LE RETOUR DE U : en passer par la lecture, en passer par l’écriture : 20 ans loin du réel ! Ce n’est pas un retour, à la fin : c’est un enfin, ça commence enfin, c’est un enfin comment tu comprends pourquoi ce non à la fiction et ce oui à. On parla des femmes. J’adore mes pieds. On parla des phrases. Elle furent en vers et combien de pieds ce vers compte avec moi j’adore compter les pieds avec toi. On parla. Des phrases qu’on ne comprenait pas mais dont le son donnait du plaisir. Une femme, sans peinture, une femme, peinte, une femme, sans dessin, une femme, dessinée, une femme sans écrit, une femme écrite. Une phrase. Qui te pénètre par la poitrine. A dieu de la guerre. Et non par l’oreille. Une phrase te pénètre par là où pas de trou visible. La phrase pénètre par des trous que nul orifice ne permet de voir. La phrase trace sa faille dans le corps par là où le corps reçoit le sens par l’expérience de. Au moment de partir, s’il voit. Que son attribut principal est la colombe. Au. Moment de partir. Il épouse sa sœur. Au. Moment de partir. S’il voit que je ne lâche pas, il lâchera. Une phrase écrite. De celui qui a vu P et de celui qu’Eros emmène lequel est le plus fou. Il a mangé tous ses gamins. Il est grave ce mec. Grave, ce n’est pas triste, grave, c’est : quand on est heureux, on sait pourquoi. Arrête de manger les enfants lui dit-elle. A, il se GAUBERGE. Le dernier visage que tu as vu avant que le soleil ne te rende aveugle. ILS ETAIENT LA J’ETAIS AVEC EUX les as-tu vu. Dis-moi à qu(o)i ils ressemblaient. Il y avait. Il y avait. Il y avait. Sa voix avait modelé un monde dans la chair de la nuit. Et. Ma vie ancienne est revenue devant moi. Ils étaient là ils ne sont plus là. Partir. Revenir quelques temps après. T’asseoir, te replacer aux endroits où tu t’étais assis et décrire ce dont tu te souviens. Le ‘’moi suivant’’ est le véritable nom de U. N a mis 10 jours pour rentrer. U 10 ans. Il y a quelque chose de [divan] divin à vouloir tout prendre, à vouloir toutes les prendre sur le chemin du retour ai-je besoin de le chanter, 10 ans de guerre, 10 ans de baise, 20 ans hors du réel, il y a deux personnages, qui sont-ils, T c’est moi, salut, si je m’arrête, il me semble que quelqu’un de très grand est derrière moi. ICI, UN CROQUIS. AVEC LUI, ECRIRE LE RECIT, LES LIENS FICTIFS, LES LIENS CONNUS, L’INVENTION DES NOMS. QUE DIRA LE SOUVENIR A L’INSTANT DE SA CONVOCATION. Les parties coupées du texte. Sans couille. Sans oreille. La présence de son mensonge l’effraya : IL NE POUVAIT PAS FAIRE QU’IL NE SOIT PAS. Je ne puis d’amour te baiser. Ce vin est âpre. J’ai déjà entendu chanter cette complainte. 3h20. nous tenons la lecture : pour ceux qui pourrait venir. Nous tenons la lecture : pour pouvoir en faire récit. Ah ça y est, j’ai écrit, ça y est, j’ai des choses à dire, ça y est, j’ai lu les textes, j’ai des choses en moi, je ne peux pas les garder, pour moi, je vais dire, je vais te dire, écoute ça y est, j’ai vécu, je veux te le dire, à toi. DANS LA GUEULE DE BOIS DE U (cheval). Non mon petit je les connais (mon nom, petit, je le connais) les raccourcis, moi : je veux un chemin honnête. Et U s’aperçut que son mythe allant plus vite que lui l’avait précédé en tout lieu où il arrivait, il n’avait plus rien à raconter : que fit-il ? U, précédé de son mensonge. ELLE QUITTA LE MIROIR. Si toi tu ne sais pas moi je sais. LE MAITRE EST REVENU. Sa maladie est (de compter et) de chercher à savoir. IL NE FAUT PAS QUE LE MAITRE TE VOIT ICI JE LUI PREPARE L’ACCUEIL DES YEUX. Ce petit geste. Il lit ? Et les deux autres : est-ce qu’ils dorment. Ne lit-il en fait que pour moi qui ne l’écoute pas, non, elle lui parle, elle est avec lui, ‘’moi aussi je suis avec toi’’ est le véritable nom de U. Il se tut pour mieux regarder. Ferme ta bouche, ouvre l’œil. TA MAITRESSE COUCHE AVEC UN BERGER OH LE PORC. Une âme liée à des os nus. Etre la compagne du nombre. D’une ombre dune. Tu vois ? Derrière la dune, il y a une ombre. ‘’EN HAUT D’UNE DUNE’’. Les hommes bleus. Quelle heure il est ? Trois heures et demi. Elle couche avec l’ami de son fils. JE POURRAIS AIMER SANS RISQUE. Tu as peur, dit-elle. Peur. Dresser une image avec ce qu’il sait déjà. ET SI CE N’ETAIT PAS LUI. Elle tente de le reconnaître par ce qu’en dit la chanson qui en a précédé le retour. Il allait dire : je l’ai vu. Mais il se tut. Il se tut pour mieux regarder. Garder deux fois, oui. Les phrases des vivants. Les phrases des livres. Les phrases des morts. 3h37. K. Un philosophe qui s’était mis dans le commerce des cochons. O. Lecture. Résumé. Chants précédents. Ça c’était le chant un. Ça c’était le chant deux. Ça le chant trois. Guerre de. Maintenant le chant quatre. Relire les pages 64, 65. Pas entendu, j’écrivais. Chant quatre, chez M, puis à I, T reviendra-t-il se demande les prétendants. AINSI CE SOIR JE NE LIS PAS. Chant cinq : chez les dieux, direction C. H le messager. Pour libérer U. U quitte C. La tempête provoquée : par P papa en colère U creveur de l’œil du fils. U échoue sur une île chez les P. Chant six, chez les P. Non là je n’entends plus. Je quitte le cercle. Manger. Retranscrire les notes. 3h48. Les relire. 4h06. Rentrer. Retour chez moi. lecture du mail de M. titre : ce qui part demain. Je sous-titre : Ce qui par deux mains. M c'est beau ce que tu. as écrit. en notes. ça me touche. les couilles de C et la cuisse de J, chair ou esprit on ne sait pas, A c'est les deux peut-être. ou mais quand même je dirais pour ma part la tête et mieux que la tête : le casque. non? la cuisse est bien trop triviale pour cette déesse franc tireur (tireuse?) j'ai su fut un temps l'anatomie du mot O, je veux dire l'étymologie. si tu la trouves, comme toute étymologie de ce bas monde, ça m'intéresse de savoir. ça aide à dessiner, l'étymo (enfin, en tout cas, moi, ça m'aide). Bon. voilà, j'ai fait quatre heures de dessin, de 16 à 20 h 00, après tout le reste et avant tout ce qui suit. je suis à 400% de mon temps au travail, là... (crevée). j'ai essayé de prendre des photos pourries avec une webcam (monde moderne pour une femme archaïque). je te les joins et le "vrai papier" part demain au courrier le plus tôt (je prends le bus à 7h00 avec les lycéens, c'est fun). et ainsi de suite chaque jour. j'ai surtout dessiné sur la parole, ce que c'est de raconter, dire blabla bla ou gnagnagna. parce que U, finalement il a surtout beaucoup menti - bien qu'aussi beaucoup mangé, beaucoup fait de bateau, beaucoup baisé, mais surtout beaucoup parlé (menti!!!). comme quoi. hé. donc dessin 01 - le conteur / un homme chante avec sa lyre. ses paroles sont un pays. il est poilu. dessin 02 - passation de la parole / H chante U qui chante les lecteurs de P (manque le public que j'ai loupé et donc aboli!!!!!! oui!!!! la honte!!!!! mais il viendra plus tard, le public, on est juste un peu en r'tard (enfin, moi, je suis un peu en r'tard)) dessin 03 - le conteur et celui qui écoute / un homme parle et ça rentre dans l'oreille et dans le cerveau d'un autre. la parole part du coeur (peut-être) dessin 04 - circulation de l'histoire dans le temps : les conteurs cyclopéens - rien de plus. ils ont des yeux et des mots. dessin 05 - l'île du dieu soleil / quel mot s'échappe, ma fille, de l'enclos de tes dents? un homme-île crache le soleil, la mer autour de lui. à demain. pour de nouvelles aventures. M. 5h08. M, de retour chez moi. et lecture de ton mail. et voir tes dessins. tout ça me plaît beaucoup. envie qu'ils arrivent vite. les voir de près. le trois, comme il me plaît, oui. crane oreille bouche cœur. toucher. plaire. écrire avec eux. dès maintenant assurément. là de suite c'est fatigue. j'ai pensé un instant dormir là-bas. j'ai un rendez-vous tout à l'heure à huit heures. mais non. retour ici par les rues plongées dans le brouillard, la surprise du brouillard en sortant de P, les lumières à travers, c'est beau, puis là une fille allongée sur le trottoir, elle vient de tomber, je m'arrête, je demande si ça va, elle est avec un type, ils sont ensemble, plus ou moins, il ne veut pas m'aimer elle dit, j'ai couru, je suis tombée, lui, il n'arrive pas à savoir si elle le fait marcher ou si elle a vraiment très mal, à la cheville, tout ça plutôt dans les sourires, je les laisse, deux voitures de flic, un peu plus loin, moi sur le vélo, la nuit le brouillard le retour, les cheveux humides quand j'arrive chez moi. à P, ils sont trois quand je m'en vais. il y assez peu de monde. et pour les lectures la nuit autant dire personne, presque. ce n'est pas notre problème. moi j'y suis très bien. heureux de ce qui s'y trame, de ce qu'on y trame. et ci-jointes les notes avec la suite d'aujourd'hui. l'impression d'être encore plus dans les mots entendus des lectures et encore moins avec les gens mais. voilà. de la matière brute, suite. voici pour ce... matin qui vient. (j'intègre les mails que nous nous écrivons à l'occasion de cette semaine, les mails depuis hier, je les intègre aux notes, je te l'avais dit je crois, mais confirme-moi que tu es d'accord, si tu l'es). à très bientôt pour la suite. je t'embrasse.

Premiers dessins. Premières notes. [3/8]


Mardi 16 octobre 2007. 15h54. intégrer les mails. je confirme puisque je suis d'accord. OUI. J’ai décidé de faire froissé, comme l’amer. Il a dit qu’il le ferait et il ne l’a pas fait. 20h04. 20h15. l’homme au fauteuil vert. Il a l’air triste, aujourd’hui. Il ne parle pas. A peine ces mots écrits et le voilà qui parle. Il transporte des cailloux dans une marmite. Que les choses soient bien claires. Il n’y a personne ici. C’est de la fiction. Quelqu’un a dit : inconscient. Ce ne sont pas des pierres. Ce sont des pommes de terre. Ils font à manger pour combien. La femme au piano du mois de juin passe devant moi. L’homme au fauteuil vert est seul dans son fauteuil vert. Il regarde la femme au piano du mois de juin. Ils se connaissent. Il était là quand elle a joué en juin. Ils se connaissent. Depuis combien d‘années.





Comment ce serait. Ce serait bien, comme ça. Elle est dans un fauteuil vert en face de lui (C descend de l’escalier à gauche) dans un fauteuil vert, il la regarde, elle se lève (derrière le rideau des sons d’une flûte, et de - P, c’est quoi le nom de ton instrument. Je vois P il me voit on marche l’un vers l’autre on se dit bonjour on se serre la main ça va M demande-t-il, ensuite il passe derrière l’homme au fauteuil vert assis dans son fauteuil, l’homme au fauteuil vert lui tend la main pour un salut un bonjour, P ne le voit pas de suite, il passait sans regarder l’homme au fauteuil vert, l’homme au fauteuil vert tend la main, P voit, P dit bonjour, P sert la main de l’homme au fauteuil vert, elle passe devant moi, l’homme au fauteuil vert est le dernier à être encore assis dans le cercle de lecture, moi je viens pour manger, ici, pour écrire, de quoi je me nourris, tu entendras, tu verras comme c’est différent d’un jour à l’autre regarde j’ai la tête à – S, c’est le nom de l’instrument, A de l’ouest l’origine, et. Dans la rue j’ai croisé M non pas dans la rue à la librairie achat de Homme sans but, Théogonie, Les travaux et les jours, Hymnes, H, et FL et M en terrasse je passe en vélo F me voit il détourne les yeux oh comme c’est bête, je ne m’arrête pas, et devant la poste la jeune femme dont j’ignore le prénom qui tenait le bar hier elle sur vélo moi sur vélo regards elle dit bonjour est-ce que je la connais je dévie trajectoire on se connaît d’où ah oui me rapprochant le souvenir de son visage qui revient et M dans la librairie pareil on se connaît il dit son prénom ah oui c’est son prénom qui convoque le souvenir, interruption, 20h53. 22h24. j’étais assis au même endroit qu’hier ils étaient deux sur la scène aujourd’hui à ma droite le même homme ils ont parlé de A. Z mangeur de M sa femme enceinte, bouffer sa femme pour qu’elle n’enfante pas d’un fils qui le détrône, il la mange et la digère mais l’enfant qu’elle attendait monte jusqu’au crâne de son père la voilà, A. Avoir trace en attendant l’arrivée des vrais. Avoir une trace avant. (les dessins qui arrivent demain) (Les tirages de mauvaises qualités sont là mais les originaux sont en voyage. Seront-ils là demain. L’attente des vrais) 22h34 O. Reprise. Ce ne sont pas des paroles qu’on te rapporte que tu écris mais bien celle que tu vas chercher. C’est trop tard. Il faut laisser le fil aller. Le métier à tisser. Allez, au travail. Allez vas-y lis, tu vas lire à la fin, allez vas-y lie, à l’étage un haut responsable du lieu travaille encore sur son ordinateur. Imaginer un récit constitué de. Non pas un récit mais un, fait des récits qui se disent dans le même temps et se croisent et selon où toi tu passes dans cet espace, traversant tel flux ou tel autre, tu entends des bribes ou tu t’arrêtes auprès d’une auprès d’un, 22, allez, installe-toi, tu nous as vu à la télé demande l’homme au fauteuil vert. Elle fait le résumé à la place de l’autre femme elle lui vole la parole elle lui coupe la parole mais non pourquoi dis-tu le vis-tu ainsi. Donc, T, ça va. 22h42. 00h27. Ceux qui n’ont pas compris le passé. Un personnage que tu vas rencontrer. Un large voile se dresse devant moi. Il y a un bateau échoué dans la salon. Chère M, je t’écris depuis la troisième nuit. Il y a une vingtaine de personnes. Quatre dans le cercle de lecture, certains au bar, d’autres déambulant dans l’espace. 0h31. Nous venons de finir la lecture des chants 7, 8 et 9. La première bouffée d’air de ma dernière naissance au monde. La chair autour de mon âme. Bon appétit me dit le lecteur qui était derrière moi tout à l’heure dans le cercle nous étions 16, 14, 11, devant moi sur la table l’assiette avec nourriture puis le clavier puis le verre de vin rouge. Chut, faites moins de bruit, vous faites trop de bruit, il me parle, c’est le bruit du clavier dont il parle. Je vais à l’ordinateur à l’étage. 00h38. l’homme se sent rassuré dit la femme au beau visage, à la belle voix. Il est attentif. Eveillé. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci. Un mail de M. 00h10. M. un peu malade. je vais dormir. je finis demain matin les dessins de ce soir. je les poste avant la levée du courrier (9h30) belle nuit. Et bien je vais continuer le travail chez moi. 00H48. Ce qu’ils sont en train de lire ne m'intéresse pas. Je les gêne en bas. J'en gêne un, au moins. Continuer chez moi. Eh bien le voilà ton retour et ton récit à faire non sur et pendant le retour mais une fois le retour. 1h31. Chez moi. Mon récit de retour en passera en premier lieu par le sommeil. Et par la perspective de travailler au réveil. Demain. Dormir. Très bonne idée. Ceux de la rue. Ceux de l’alcool. Ceux de la maison. Ceux des bureaux. Le sens de l’accueil. 1h52. M, bonjour. je pense tu liras ces mots une fois le jour levé. je suis rentré assez tôt aujourd'hui (enfin, par rapport au deux autres soirs). besoin de dormir. un peu n'importe quoi la nuit dernière. sommeil entre 5h30 et 7h00 puis un peu dans la matinée pas assez. je travaillerai demain matin sur des notes non retranscrites encore, notes prises dans le carnet que j'ai avec moi toujours, mais dans l'exemplaire de O aussi, dans lequel j'écris un peu pendant les lectures. j'ai collé des impressions de tes dessins avec les premières feuilles des notes. c'était assez jubilatoire. cette matière en constitution. ce début cette avancée, jour à jour. ce soir il y avait un peu de monde. ce soir j'ai lu un peu, dans le cercle. beau jour à toi. et que tu aies raison de cet 'un peu malade' (veux-tu que je t'envoie du lapacho!?) je t'embrasse, à demain. M.

Premiers dessins. Premières notes. [4/8]


Mercredi 17 octobre 2007. chez moi. 10h18. aspirateur dans le couloir. Derrière la porte à droite. Mur à l’ombre, derrière l’écran, face à moi. à gauche la baie vitrée ouverte. Ciel bleu soleil. Une grue géante tracte dans un petit chariot jaune, avec je ne sais quoi dedans, il tracte depuis la petite rue derrière l’immeuble en fin de construction jusqu’à la rue devant au bord de la rivière. J’écris sur la table où tu as dessiné. Les lieux (depuis) où j’ai écrit. Les lieux (depuis) où j’ai vu. Les lieux (depuis) où. Tu. Cette question de l’autre et du silence. Le tu. BN: le tu et le silence. Cette seule phrase retenue, moi qui ne me souvient de rien : Eros est le seul dieu. Le récit est écrit depuis plusieurs points de souvenir. n’ayant aucune intention d’inventer les souvenirs des autres, j’écrirais avec les souvenirs des lieux où je fus. A partir des notes écrites lorsque j’y fus. A partir des lieux au présent de l’écriture. Et toi. Toujours ce : et toi.





Il y a ce petit morceau de papier que je dépose sur toutes les chaises, sur tous les tabourets, sur tous les coussins, sur tous les bancs, dans tous les fauteuils : [Un retour. ‘’A l’instant du retour, chez toi. Comment dire ce que tu as vu. Ce que tu as fait. Ce que tu as vécu. Comment le dire. Et à qui. De retour, chez toi. Tandis que tu rentres chez toi. Tu marches. Tu y penses. ’’Vous pouvez si vous le souhaitez envoyer texte, image, ou son, ou que sais-je encore, à l’adresse suivante : cequisecret@free.fr. A cette adresse, ou : à une toute autre. Ou : faire tout autre chose. MP.] Faire le portrait de tous ceux que j’ai. Vu. Entendu. Cru. Voir. Entendre. il m’a semblé que. Ne pas faire semblant. Mentir ne pas mentir. Le texte de S. Projet : O sans mensonge. Rien que ça. et alors pourquoi pas. on retraverse tout on dit tout pas possible. On retraverse à vrai (comme on dirai à cru, on accroît la masse de la matière à donner à lire, voilà de quoi l’on participe). L’homme au fauteuil vert. La femme au piano du mois de juin. Le trio hier soir. Le bel homme sa belle voix cheveux sombres teint halé (elle est retrouvée / quoi / l’éternité / c’est la mer allée / avec le soleil. C’est parce que P se fait sauter la tête et meurt que je connais ces vers) sa lecture théâtrale et son compagnon massif je crois qu’il a bu je le vois avec un verre il est assis dehors dans un transat avec un verre quand je m’en vais c’est lui que je gênais c’est lui qui m’a chassé – ah bon, ce n’est pas toi qui es parti (choisir des mots juste mais qui ne juge pas : pensant à la lecture possible de ceux-là dont je parle : tout jugement ne parle que de toi. chaque mot choisit ne part que de toi. tu les as donc inventés ? tu les as donc crées ? Ah. Non. Il s’agit ici de la création du monde. De rien d’autre. Il s’agit sans cesse d’elle. Remise à la table de ta vie chaque jour. Vaste monde moins vaste nos vies en vaste monde ma vie face à la tienne, face à la tienne, face à la tienne. Combien sommes-nous. (le trio hier soir homme massif et bel homme et femme tu ne la décris pas) Et tous les yeux sont morts, sauf un. Eros. Chère M, je t’écris depuis la mort où je m’ennuie. Ce n’est pas vrai. C’est une phrase qui me revient. La creuser, y trouver son vrai, elle a son vrai, je le sais. Elle a sombré. Elle a son vrai actif. Elle a son vrai en puissance. Elle a son réactif.) M, hier, rencontrée elle aussi en avril mai l’an dernier. Elle travaille au château. Il y a un château. Dans la ville. Une carte du monde. Ton monde crâne. De mon crâne à ton crâne. J’ai lu ton dessin de gauche à droite. Ainsi le chemin c’était crâne oreille bouche cœur, le chemin que j’ai lu, le chemin que je lis. La pensée, elle écoute, la parole, du cœur. La pensée, attentive, à la parole, du cœur. Il y a les deux jeunes et leur lecture du livre qui ne m’intéresse pas mais tu n’es pas resté comme peux-tu dire. Mon intuition m’a dit. Ton a-priori t’a dit. Mon mouvement mon désir : fut autre. A cela aucune réplique. Face à cela : un silence qui ne tait mais qui entend. 10h56. 11h02. R, bonjour, m'autorises-tu à utiliser (à intégrer dans mes notes de travail, matière de l'écriture en constitution) les deux derniers mails que nous nous sommes écrits et où il est question entre autres de nos "lectures grecques" (ainsi que celui-ci et ta réponse, et d'autres à venir qui seraient relatifs à ça) (c'est les mails en entier qui m'intéressent, avec aussi ce qui ne concerne pas les grecs : la périphérie du coeur présent, du coeur du travail présent : U, O les yeux, les origines de. tout.) dis-moi. et te salue. M. les notes d’hier, dans le carnet : elle couche avec l’ami de son fils. Tu veux dire l’amant ? Ah non, je ne crois pas, l’ami, mais maintenant que tu me le dis, je repense à. N’est-ce pas, que ça te choque. Quoi. Qu’elle couche avec son fils. Pardon ? Eh bien oui, elle couche avec son fils. Pardon ? c’est bien ce que tu veux dire : couchant avec l’ami de son fils elle couche avec son fils. D’autant plus : si l’ami du fils est amant du fils. La mère et le fils se partagent la queue de l’ami du fils. Qui suis-je ? ah, d’accord. JE POURRAIS AIMER SANS RISQUE. Déjà dit. Raye ces pages. Tu les a déjà recopiées, les notes de ces pages. Mais je ne me souviens pas, tu vois bien. Raye quand même. Mais je fais autre chose avec, tu vois bien. ET SI CE N’ETAIT PAS LUI. Raye je te dis. AINSI CE SOIR JE NE LIS PAS. C’était hier, oublie. Je ne veux pas oublier. Ils ne m’ont pas mis là pour que j’oublie le voilà mon nom véritable et tu peux me croire c’est eux qui me l’ont donné. C’était avant hier. J’ai lu. Hier. Tu te souviens. A qui tu parles. Oh, ça va. 11h15. viens. Viens à la maison, ton père vient de naître. Eh bien il était temps. Le papillon et la flamme de la bougie, la belle histoire de la connaissance par la mort. connaissance, ou savoir. Lui, il sait. Je sais, parce que j’ai connu. Je sais, par ce que j’ai connu. Je sais : c’est après avoir connu. Connaître : naître avec, d’accord. Il crache dans la gueule de C et C qui sait (qui ne sait non pas d’un savoir lié à une expérience (antérieure, éprouvée), mais d’un savoir divinatoire, un savoir à venir), C elle sait, C sait (arrête un peu de faire le con – tu sais très bien ce que j’entends : une histoire de cul à l’échelle du COSMOS, allez viens, qu’on se marre, cosmos, viens à la maison, ton père vient de naître c’est dire que ? – oh je t’en prie, ne sois pas vulgaire, parle-moi d’amour, je ne sais pas ce que c’est, je te jure, je ne sais pas ce que sais, je suis là pour apprendre le voilà mon véritable nom, tu sais : pendant 20 ans (guerre et mer), je me suis amèrement trompé [P, mots croisés, une définition : à qui il manque une jambe. Une réponse : anputé. J’adore. Eh bien moi c’est pareil – tout autre, d’accord - :], pendant 20 ans je n’ai su que dire le voilà mon véritable non, tu vois, ça vaut la peine de revenir, de répéter, tu vois la lenteur, un peu ? tu la vois, en même temps, la détonation ? Cette zone-là, entre la charge et l’explosion, juste avant que ça n’explose. L’immensité de cette zone-temps. L’immensité de l’explosion. Et. nous ne sommes ni des yeux. Ni des héros. Nous voulons jouir comme des yeux mais nous avons des corps de femmes et d’hommes. Nous voulons sentir en nos corps en nos vies une puissance de détonation que seuls corps et vies des yeux peuvent supporter. Pour nous, c’est la mort assurée que de vivre en nos corps cette orgasme-là. eh bien, tout se tient : mortel que nous sommes. Eh oui, je sais bien que tu voudrais la vivre cette détonation, et être vivant, encore après. C’est bien pour ça que tu ne vis pas. Pardon ? Toujours. Refermer. La parenthèse) 11h34. Donc, A a craché dans la gueule de C. et C sait. Mais personne ne veut la croire. Croyance et bifurcation vers l’œil unique = amour : aime et fais ce que tu voudras disait le curé pédophile à ses enfants de cœur en leur citant les saintes écritures. C, elle voit. C voit et par sa voix elle dit et personne ne croit sa parole encrachée, tout le monde l’entend. Personne ne la croit. Personne est un des véritables noms de U. Crachat dans ta bouche. Une langue est dans moi, qui ne m’appartient pas. Quand je parle ça t’arrache l’oreille. Moi, ça m’arrache la bouche. Tu les entends mes lambeaux. J’ai pensé cela. Pendant 20 ans. Elle restera immortelle à condition de ne jamais revoir la terre de son pays. Qui suis-je ? il l’a rendu immortelle mais elle avait oublié de demander à l’œil qu’il fasse qu’elle garde sa jeunesse (gardien de ma jeunesse, je te salue) aussi chaque jour était-elle vieille davantage, elle se ridait, rétrécissait, chaque jour plus vieille et chaque jour sa taille plus petite dans l’espace. Jusqu’à poussière si elle ne s’était retrouvé face à une boulette d’argile de la terre de son pays, et l’a vu : oh, ma mort, oh, maman ma mort, mater maman je meurs la mort m’atterre, mais non, tu viens de naître, c’est bien ce que je dis, maman. Si les histoires traversent les siècles c’est qu’elles sont vraies. C’est qu’elles ont besoin d’être vrai, tu veux dire, non ? j’ai besoin d’être vrai. Il est impossible que je te mente. Impossible que je te dise tout. Un conte nordique : l’enfant ne sortira du ventre de sa mère que lorsque le père aura nommer tout du monde. 11h52. Elle voulait s’accoupler à cette bête. Son désir qui lui brûle le ventre. P. Et le taureau blanc. Et M. D. Architecte et marionnettiste. Je ne retrouve plus mon K ! De quoi il parle ? ou alors : il faut qu’il connaisse le chemin du retour. A. Et P, elle est où pendant ce temps-là. Cet heureux temps n’est plus, tout a changé de face, depuis que sur ses bords les dieux ont envoyé la fille de / M et de P. Souvenir du collège. JM, meeting # 13 : à la tour E, le 13 octobre 2008 à midi. Moi j’irai, tu y seras ? T (du verbe taire, lui-même issu de terre, forme dégradée revisitée de mater, mère, mer, fin du tableau). Et ça, c’était avant après pendant, dit la conteuse. Tu parles si je t’entends ! est-ce que tu ne parles que si je t’entends. C’est tentant de croire. Stop. Il faut creuser dans le fond des comptes. Il y a des richesses, il y a des puissances. Mais il n’y a pas : l’argent : je me trompe ? Une histoire de l’argent. L’origine de l’argent. La naissance de l’argent. Son règne en notre temps présent. C’est quoi son histoire. Il vient de chaos lui aussi ? S. La destruction de la libido. La captation de la libido par les forces de la consommation. Je consomme donc je jouis mon existence réduite à la jouissance de consommation. Oh, consume-moi. Je ne sais pas tout de celui-là. rester dans la ligne du milieu du ciel, tiens-le toi pour dit, P. 12h08. Pause dans le travail sur le chantier. Silence dehors, alors. Silence, non pas. Calme dehors, alors. Entendre les oiseaux. A. Lectures à venir. Et chaque matin, il la trouve plus belle. E. Il brûle de l’embrasser. Il est timide O il a le ventre qui brûle est-elle derrière moi je ne la sens pas si tu ne la sens pas eh bien que meurt le mensonge de ton amour il se retourne elle est là elle était là elle se retourne elle part tu n’y as pas cru tu ne l’aimais pas ne viens pas pleurer salaud. C/P. M et les peaux de phoques : chant 4. Rechercher le passage. Chercher un passage. Je cherche un passage dans la mer. Avant ça, je fais une pause. Un repas. 12h16. il lui dit qu’elle a déjà été pardonné par dieu. 12h28. Les dessins ne sont pas dans la boîte aux lettres. 12h56. Divorce présidentielle. Demain, grève massive. S est-il toujours dans le coma. 13h00. il pleut. M. Je ne sais pas si tu vas pouvoir utiliser les images que je t'envoie en pièce jointe, la qualité est vraiment pourrie. je les poste (en papier) tout à l'heure, après manger. j'ai décidé de passer à un autre mode de dessin, plus dans la prise de note. ça me semble en fait plus juste par rapport à ce que tu fais toi. donc moins fignolé mais plus d'ouverture, de pistes, dans ce que je dessine. du type de ce que j'avais fait lors de notre marche dans la ville des N. j'ai menti, j'ai pas dessiné ni ce matin ni hier soir. j'ai roupillé comme une bûche. je crois que j'ai eu une sorte de mini gastro. maintenant ça va mieux, quoique faiblarde. mais je peux me remettre au boulot. à suivre ce soir, donc, la troisième session, enfin, je crois que c'est la troisième. en tout cas la suivante. pour le lapacho ça ira, j'ai les herbes du jardin de ma propre mère, verveine, romarin. mais c'est gentil de me proposer. toi aussi tu as l'air fatigué. cuidate. 13h05. c'est très beau le peu que je vois je trouve ça très beau. juste te dire ça. là je suis entre relecture du chant 4 et retranscriptions des notes d'hier, je t'écris plus longuement tout à l'heure, M. Relecture du chant 4, jusqu’au passage des peaux des phoques et de P annonçant à M la mort de son frère. 13h32. hier soir. Lecture des chants 7, 8, 9. Chant 7, chez les P, U entre dans la ville. Chant 8, lire en chaussettes, lire en écharpe, lire en couverture. Les comédiens sont nus pour la lecture. Presque nus. L’un a des chaussettes, l’autre une écharpe. L’autre une couverture. L’autre, U, sortant de derrière les arbres, une branche feuillue pour cacher sa virilité. Les P ils voudraient bien le garder, U, c’est le quart d’heure U gendre idéal. N elle veut. Ses parents le veulent pour elle. Ils le disent, et donnent en même temps à U les moyens du retour chez lui. Ils disent nous voudrions que tu restes mais si tu veux rentrer rentre, haut lieu de l’hospitalité, ici, et du désir affirmé et su comme possiblement non-réciproque. C’est un lieu de la parole, ici, un lieu de la parole et de l’écoute vraie. Aussi, c’est ici que U fait le récit de son retour et commence à parler. Depuis cette terre-ci (entendre : autarcie, non, laisser ce mot de côté, signaler la venue de sa pensée), oui. relire pages 131-134. Pas entendu. Je la regardais la belle jeune femme sa belle voix son beau visage mais le récit je n’en entendis rien elle était encore dans le cercle de lecture hier soir quand je suis rentré chez moi. Chant 9. U se nomme et fait récit. Ai-je le droit de TOUT RETRACER. Je ne comprends absolument pas ce que cela veut dire. Fais un effort. Relire pages 131-134. Les amours de A et de A. 14h02. relire les notes retranscrites ici ce jour. Le mot N. Peuple G. J’ai, de mes ancêtres G l’œil bleu blanc, la cervelle étroite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je beurre pas ma chevelure. / Les G étaient les écorcheurs de bêtes, les brûleurs d’herbes les plus ineptes de leur temps. / D’eux, j’ai : l’idolâtrie et l’amour du sacrilège ; - oh ! tous les vices, colère, luxure, - magnifique, la luxure ; - surtout mensonge et paresse. / J’ai horreur de tous les métiers. Maîtres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main à plume vaut la main à charrue. – quel siècle à main ! (…) C’était hier. Aujourd’hui siècle sans main sans corps disparition de l’homme après disparition des yeux ? Mais. Nous sommes là. Non Les N, peuple de G. Ils demeuraient de l'embouchure du fleuve jusqu'en amont de N. Ils étaient voisins de plusieurs autres peuples de G. Les A à l'Est, la tribu pictonne des A sur la rive Sud du fleuve, enfin le peuple des V à l'Ouest et les R au Nord. Les R sont un peuple G. Ils demeuraient dans l'actuel I et V et donnèrent leur nom à la ville de R et non celle de R. Les N donnèrent leur nom à la ville de N. Cuidate. Attention, une maladie, un sacré caractère, s’occuper de, faire attention à, soin, soins intensifs, je n’en ai rien à faire, attention, soigneur, soigneux, soigner, prendre soin de, s’occuper de, se ménager. S. 7 avril 2006. Prendre soin. Des fichiers son sur internet. Les conférences du maître. 14h53. fin de la relecture. 15h32. plutôt printemps, ici, ciel bleu puis nuages un peu qui arrivent. M, ci-joint la suite des notes, retranscrites et plus, chez moi, entre 10h00 et maintenant. pour le(s) dessin(s), fais vraiment comme ton mouvement te porte. dessin-notes ou pas notes, comme tu le veux toi et, j'allais écrire : pas en écho au fait que mon écriture présente est très dans les notes / en même temps : c'est aussi un des intérêts de ce que nous faisons : comment nous faisons en écho au travail de l'autre. et : comment écho et voix voie singulière de chacun dans un même mouvement. pour la qualité moche des images que tu m'envoies, pas de problème. c'est une arrivée de tes dessins en deux temps. d'abord cette trace là, pourrie crade et ce qu'on veut, puis le vrai dessin qui va venir. t'ai-je dit (ou est-ce écrit dans les notes, je ne sais plus), que j'ai affiché hier des impressions des premiers images-crades-pourries des cinq premiers dessins? il y a ça visible sur le mur, traces-annonce de ce qui se trame. cette idée de la trace avant la venue (une trace, non plus de ceci cela qui a eu lieu, mais de ce qui va : venir) (une annonce, pas une trace) (une lente venue). Voici, pour l'heure, à toute à l'heure, à demain, M. 15h34. Eteindre l’ordinateur chez moi. Prendre une douche. Rejoindre P. 17h35. P. Elle est où la recette. Ce soir on mangera ensemble. Il n’a plus les ingrédients, mais il a encore la recette. Ils ont les ingrédients, mais ils ont perdu la recette. Le début d’un film de G (Hélas pour moi ?) : on ne sait plus faire ça, on ne sait plus où ça a le lieu, mais on se souvient encore de l’histoire. Un rendez-vous galant ? A demain. C’est un atelier cuisine. Pas d’arts plastiques. Au revoir madame, à demain. Heureusement qu’il y a un homme, hein ? Tu veux que je te remplace madame ? I me parle de la lumière qui vient par les verrières, le ciel qui blanchit, la fin de la nuit, la venue du jour, la fin de la lecture, le retour chacun chez soi. Je lève les yeux sur les verrières. Au travers, le ciel bleu. Il doit faire doux dehors. Je vais dehors. 18h26. Là quoi ? 00h44. bon. Eh bien on va y retourner. Je vais prendre une photo du lieu vide (une image du cercle vide) et dessous je vais marquer : pause. On n’est pas censé faire des pauses. On vieillit. Ils reprennent : l’histoire (ou la vie ?) de H. Chapitre 66 ans. J’écrirai un chapitre pour chaque jour de ma vie. Il est mort un stylo à la main. Il est mort un stylo dans la bouche. Un stylo planté dans la bouche. Je mène l’enquête depuis quarante ans sur cette mort à venir. Je te chasse. Et moi je désire rester ici. Ici, c’est la place de celui que j’aime. Celui-là, c’est un marrant. Et l’homme au fauteuil vert. Et la femme au piano du mois de juin. Elles ont un œil pour trois. Trois vieilles qui se partagent un œil. Vas-y mon gars, continue comme ça. Après tout, nous avons le même père. H pendue par les pieds : I XV 18-30. Et retrouver chez moi Sur le théâtre de marionnettes juste avant de partir. Oh, c’est lui là dépassant là. Un morceau de lui là visible entre Après-midi d’un écrivain et Deux fragments oubliés. Tu passes ce soir ? Moi j’y suis. Je t’attends. Pour aller chez toi je prendrai le minimum. IL Y A un moment où je ne sais pas quoi faire. UN. Moment où je ne fais. Rien. Plus rien et je veux. Faire. Là. Tu veux faire là ? Je veux ce là : un espace. C’est en ce moment. C’était il y qu’il fasse qu’elle garde sa jeunesse (gardien de ma jeunesse, je te salue) aussi chaque jour était-elle vieille davantage, elle se ridait, rétrécissait, chaque jour plus vieille et chaque jour sa taille plus petite dans l’espace. Jusqu’à poussière si elle ne s’était retrouvé face à une boulette d’argile de la terre de son pays, et l’a vu : oh, ma mort, oh, maman ma mort, mater maman je meurs la mort m’atterre, mais non, tu viens de naître, c’est bien ce que je dis, maman. Si les histoires traversent les siècles c’est qu’elles sont vraies. C’est qu’elles ont sept heures. Sortir de l’endroit. Quitter le lieu. Arriver sur le trottoir. Et là quoi. Attendre un appel. Atteindre un appel. L’homme [et je n’y suis pas retourné depuis] au carrefour à C, corps et tête dodelinant et sa pancarte avec une étoile au milieu et des mots, je m’approche, l’étoile est bleue, les mots sont écrits en esperento je crois, je connais cet homme il est malade oui je le sais les nerfs il est méchant même parfois m’a-t-on dit un capitalisme sans fin je le connais cet homme il m’a parlé parfois c’est un ancien militant communiste, tendance S. Parler de ce qui se passe au dehors. Au dehors du lieu. Au dehors du crâne. Au dehors de la ville. Au dehors de la vie de ce cela je n’ai rien à dire. Ce qui me fait bouger ? Ce qui. Oui. C’est ce qui qui me fait bouger. Ce qui me fait bouger, là, du trottoir devant le lieu, c’est l’envie du soleil. Tu vois ? Tu entends ? Tu entends quoi ? On partage quoi là d’un sens commun donné à ces mots. Ça y est. Je viens de faire un pas : il n’y a pas que le temps qui nous est commun. Il y a les mots écrits. En tant que matière visible. Il y a toutes matières. Il y a : la matière. Matière et temps, nos biens communs. Je reprends ce qui me fait bouger ? Du trottoir, là. Le soleil, l’envie du soleil. Là-bas. Maintenant. Là. J’y suis. Dos au mur. Derrière lui, il entendit une parole inquiétante. Marcher droit vers le soleil. Je ne vois ceux qui viennent en face de moi je ne discerne les traits de leurs faces que lorsque nous sommes proches à nous toucher. Sinon ce sont des ombres. Avenue de l’hôtel D, c’est un passage, par lui : le retour. U, c’est you, c’est toi. Que ceux qui sont mes amis détournent les yeux. U s’en va faire un petit tour de quartier, puis il revient. Ça lui prend 20 ans. Il mourait d’envie de rentrer chez lui, inquiet pour sa mère. Mais sa mère était morte. Il l’avait vu chez H, pourtant. Le lotus – effets secondaires. Ou la potion de C – remontée d’un non-effet. Oui c’est ça. O. Le mot existe sous plusieurs formes en grec ancien. En colère, ça veut dire. Et O : personne. Vérifier.. Personne en colère. Le nom de U. A, des yeux lui recouvre le corps. Un cercle : à la périphérie, la parole circule. Depuis la périphérie de points en points formant le cercle (nous) (nous les points ?) (nous le cercle ?) la parole surgit et rejoint points et points de l’autre côté. Un cercle à l’intérieur duquel circule la parole : donner l’origine. Je te dis le présent trouveras-tu le passé. Origine (ces phrases qui ont traversé les siècles et sont devenues paroles populaires. Sont-elles vraies ?) (ces phrases qui ont traversées le cercle). Les rêves sont des messages des dieux. M, morphine, morphologie. Et nous mangeons le repas préparé par les enfants cet après-midI. N’AYONS PAS PEUR DE RIEN. Regarde donc ta peur dans les yeux ne dis pas qu’elle n’existe pas. Les P, des facéens. Et encore regarder. Comment un rêve peut-il te troubler ? CAR IL DIT MON DESIR. Ah, tu l’ignorais ? DIS-MOI AMIE EST-CE CELA L’AMOUR. Quelle angoisse t’opère quelle angoisse t’amène quel est ton nom voilà quel est mon nom. Est-ce une torture aussi de regarder. ILS ONT ILS ONT ILS ONT trop VU. Ainsi donc c’est cela qu’on appelle l’am. Comprendre / savoir / connaître. Patrie c’est quoi. C’est le désir du retour. Ta vie c’est quoi : c’est la tension entre désir et retour, l’attention à l’innommé à venir réconciliant retour et désir. D : U. Relire pages 160-163. Lecture chants 10, 11, 12. Suite du récit de U par lui-même. C. Descente chez H. Retour chez C. Fin du récit chez les P. A suivre. Papa tu vas être papa. A suivre. J’ai du travail, je n’ai pas le temps de parler. A suivre. Il n’avait pour une fois aucune mission à accomplir. La. Belle lecture de la femme au piano du mois de juin, son nom, c’est D, l’homme au fauteuil vert lui parle, est-ce qu’ils se connaissent, il s’inquiète d’elle, il lui parle, elle ne répond pas, il parle, personne ne lui répond. La belle lecture difficile élocution d’un jeune homme c’est comme une langue étrangère, la beauté d’une langue étrangère dans une bouche qui la dit, la belle lecture ses jambes démarche difficile aussi. Et les tolets, les S, on en parle ? 1h44. eh bien, il est temps que j’aille faire justice. Et il rentra chez lui. Pour dormir. 1h51. Le monde l’attendait. 19H32. Ou bien était-ce 18h32. Indication des machines. mercredi soir. ça continue. aujourd'hui je sens que je commence à être dedans. je veux dire que comme je me prends plus la tête pour le fignolage des dessins, ça me va mieux. donc voilà la fournée qui partira demain. j'ai mis un timbre de plus sur l'enveloppe, car. CAR tout à coup j'ai eu peur que le facteur refuse de les distribuer. auquel cas ils seront perdus, ces dessins, parce que je n'ai pas mis mon "adresse" au dos. je mets "adresse" entre guillemets parce que. parce que ça semble être mon adresse mais en fait c'est un chez moi transitoire. y en a t il d'autres, remarque, que des transitoires? aujourd'hui j'ai presque réussi à faire tout ce que je voulais faire - reste un dessin pour mes vieux (exercice que je m'impose, un dessin par soir pour mes vieux) mais il est encore tôt. j'ai bon espoir de pouvoir passer un temps à flâner, comme ça m'est pas arrivé depuis longtemps. presque, je pourrais oser LIRE! maintenant que je sais que tu inclus mes mails dans tes notes, je ne sais plus à qui j'écris. à toi, à un éventuel public, à ton cerveau qui va tout retranscrire. U bande beaucoup, je trouve. je t'envoie les prises de vues pourries, pouraves, péraves, habituelles. aucunes autres possibles. bonne soirée, M. M. . 2h39. mercredi jeudi. M, ces quelques mots depuis P que je vais quitter après t'avoir envoyé ce mail. J'espère bien qu'aucun de ces dessins ne sera perdu. j'ai envie de les voir vraiment quelque chose en même temps me plaît, toujours, dans l'importance qu'acquièrent les objets perdus. mais franchement là, non. pas envie. et l'idée que toutes mes notes puissent soudain disparaître. Ce qui est au travail ne serait pas perdu pour autant. mais. et. quant à moi, quand je t'écris ces mails c'est à toi que j'écris et seulement à toi, même si sachant que ces mots vont rejoindre les notes c'est à toi que je les écris, sans artifice-de-visibilité-à-venir, il me semble. j'ai peu écrit aujourd'hui, une fois à P, il faut dire que j'avais pas mal donné chez moi avant, et qu'il ne s'est pas passé grand chose à P aujourd'hui, ou que j'attendais je ne sais quoi qui ne s'est pas passé. en même temps non, c'est faux. une belle lecture à deux langues : I et F. et puis la familiarité avec le lieu et certaines personnes, ici, chaque jour un peu plus. ce qui se passe et qui se voit. cela qui ne se voit. cela que je ne sais et qui agit, qui prend son temps. cela qui prend son temps de ne convoquer aucune nécessité de garder trace, aussi. Sur ce, belle nuit beau jour. et t'embrasse, M. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci ? oui.

Premiers dessins. Premières notes. [5/8]

Jeudi 18 octobre 2007. 14h19. jeudi les dessins. M, les dessins du premier jour viennent d'arriver. "le conteur et celui qui écoute", qu'est-ce qu'il me dit tant celui-là. qu'est-ce qui me plaît tant : et au-delà. (j'ai entendu un rabbin hier soir à la télé : il parlait du chiffre 8, le 7 c'est la plénitude, le 8 : c'est au delà - ce n'est pas tant les chiffres là-dedans qui m'ont arrêté (je ne crois pas, du moins) que cette chose : il y a la plénitude, et, il y encore : au-delà. cet au-delà comme l'impossible (impossible entendu comme point d'horizon qui génère mouvement, l'impossible : l'inattteignable à ne pas chercher à atteindre, et qui vient car il est là dedans, soi, aussi : le désir, et, la mort. rien de neuf. et ce pas possible ce pas supportable du rien-de-neuf) (et) (quand cet inatteignable et cet en dedans soi : se rejoignent. se rejoignent-ils. ils s'entendent. oui, ils s'entendent) (la question du titre, "le conteur et celui qui écoute", : je te disais que j'avais lu le dessin de gauche à droite : depuis le crâne jusqu'au coeur. et sans connaître ni pouvoir lire alors le titre. mais avec le titre, évidemment, tout change. la question du titre. une image sans titre : et que lis-tu (toi qui lis). une image avec titre : et que dis-tu (toi, qui a donné titre). le titre nomme. le titre ouvre un sens. pas la même chose. est-ce que nommer ferme? est-ce que donner un nom ferme? (dire G ou dire la terre, nommer : donner un nom.





Et donner un mot, attribuer un mot pour désigner, c'est quoi le verbe (désigner, c'est donner un sens?)) il y a quelque chose chez G avec ça (le titre), dans "Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma". quelque chose pour dire la différence entre les classiques et les modernes. Le sentiment que c'est un travail long qui commence. qui peut être long, en tout cas. et pour ma part j'en sens l'envie. entre tes dessins qui me disent et avec lesquels tant à écrire je crois (je n'écris pas encore avec eux (pas directement encore, pas encore face à eux, pas encore avec des temps seuls moi et eux) et les notes et le travail à venir à partir d'elles. ça me semble quelque chose d'énorme. et que je veux. ainsi bien sûr, et je pouvais m'en douter : qui va m'occuper bien davantage que les trois semaines de travail fixé. et le travail pour le livre alors oui comme une lecture dans cette chose en mouvement en devenir et le livre comme un premier arrêt sur image de ça en même temps qu'un retour sur la semaine qui a lieu là, en ce moment, aujourd'hui, les trois nuits avant, les encore trois nuits à venir. beaucoup de travail et beaucoup d'envie de / en ce travail. et que dire de la violence. que dire d'un certain calme par la finesse et la précision du trait, et une violence là, dans ces deux bouches ouvertes, dans ces dents, dans ce calme muet là du visage blanc et qui pourtant parle, dans, dans, dans / voilà. pour l'heure. un peu. et les pensées. je t'embrasse, M. Résumé extérieur express : dimanche P vers 13h00 première journée de présence avec O and co et lectures ça se passe bien être assez tranquille quant à ce que faire ici pas de devoir-faire qui pèse faire selon mouvement qui vient heureux de ça retour chez moi vers 3h00 lundi réveil vers 10h00 lecture de l’univers les yeux les hommes les premières pages l’origine de l’univers passionnant papa maman fusion castration ordre de la mère exécution du fils l’espace entre elle et lui le temps la distance éros éris tout une merveille d’archaïsme toutes les matières tous les rapports d’amour de désir quant à la famille quant à sans elle tout là les mythes grecs ne parlent de rien d’autres et la cité désir amour et politique même combat salut à toi G tout dans l’agencement des désirs écoute du sien attention à l’ignoré de l’autre ce rapport à ignorer ce rapport à l’autre la cité meurt et notre amour qui n’est pas que sexuel lire Encore et tenter d’y comprendre il n’y a pas de rapport sexuel lire l’il y a du rapport sexuel de N, programme, ordre, achevant la mise à jour de ces notes après avoir appelé mon père de retour chez lui chez eux après son opération après avoir mangé m’être douché maintenant 16h12 direction P ensuite pour 19h00 début soirée suis là-bas jusque vers 3h00 4h00 retour chez moi mail de M avec premiers dessins je lui réponds j’éteins vers 5h30 mardi réveil 7h00 séance à 8h00 retour chez moi café lecture me rendormir quoi durant le jour décalage sommeil aller à P pour 19h00 en repartir plus tôt ce soir vers minuit et demi peut-être fatigue rentrer pensant travailler chez moi de retour mais non dormir mercredi travail O chez moi oh dis regarde là dis c’est chez moi travail matin 10h00 jusque vers 16h00 un appel de C au téléphone un moment avec elle G M Parler de M et M et A et C et ses filles difficile je l’écoute est-ce que je l’écoute qu’est-ce que j’entends est-ce que je sais lui dire quoi qui pourrait lui être utile ne lui dis que ce que tu penses toi et rien pour lui être utile rien dans ce but là premier dis ce que tu penses seul cela pourra lui être utile lire La part maudite, c’est un ordre pourquoi je n’arrive pas à lire mon nom véritable est un ordre dans le pourquoi je n’arrive pas à lire or.dre.or.igine arriver à P vers 16h00 atelier cuisine pas grand chose qui se passe c’est une soirée convivialité, la convivialité, rien de pire. N’y arrive pas. Belle lecture à deux voix deux langues du début d’un livret d’opéra de D dodéca ça veut dire douze il faut que je lui demande son nom sa connaissance sa voix très douce qui se casse un peu aujourd’hui il boit de l’eau une phrase écrite ici et que j’efface à un moment donné il va se coucher dans l’espace prévu pour ça je l’entends ronfler quand je m’approche de l’espace prévu pour ça quand je pars il y a un moment à un moment donné mais qui l’a donné qui te l’a donné ce moment il y a il y est il existe ce moment il est ce moment où j’efface une phrase il est une phrase que je mets 20 ans à effacer guerre et baise en chemin il dort quand je pars je n’ai pas vu partir F c’est quoi la différence entre savoir et connaître retour chez moi vers 3h00 jeudi réveil final à 13h00 les dessins de M sont dans la boîte aux lettres lui écrire un mail travailler Incarner - fragments pour 22mdp et pour Du nerf notes analyse mise à jour de ces présentes notes maintenant 16h30. Voulez-vous enregistrer les modifications apportées à. Oui. Voulez-vous remplacer par. Oui. 18h00. P. Imprimer notes et dessins nouveaux. 18h23. moi je vais prendre des notes dehors. Moi je vais coller dedans. Coller au mur. Les mots. Les dessins. Les images. Derrière le rideau noir ils installent. Table. Chaises. Où sont les corps. Table de. Mixage. Pour faire une soupe. Non. Pour. Faire souple et sec en un mouvement grave et joyeux. Voilà. J’y suis. Il faut que je vois si j’ai le temps. Le chien s’appelle B. Le chien s’appelle A. La femme par la bouche lance un son est-ce un chant il y a un mot dedans ce n’est qu’un mot le son ça monte de sa bouche jusqu'à où le mot c’est douceur. Je voulais te demander, et ce soir, on l’appelle comment le spectacle. Je vais prendre des notes. Voleur de mots. B tu descends j’ai pas que ça à foutre moi. B pas bouger. Couché B. Comment ça, tu n’aimes pas tout ? Voleur de tout. Il n’y en avait pas l’année dernière ? Si? Vous voulez que je parle combien de temps ?


Premiers dessins. Premières notes. [6/8]


Vendredi 19 octobre 2007. 8h54. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci? Oui. Hier soir. En rentrant. 1h03. Et ce soir. M bonsoir, je ne t'envoie pas de notes nouvelles ce soir, trois lignes ou si peu écrites à l'ordinateur + rien retranscrit de cela écrit dans le carnet aujourd'hui. et m'en vais me coucher (réveil tôt demain). agréable soirée de lectures cependant. voilà pour ce salut avant la nuit. que te souhaite bonne et jour bon. à demain. M. Puis ce matin. 8h17. le matin avant de partir. M, bonjour, je n'ai pas pris de photos hier des quatre dessins que j'ai fait. c'est sur le thème : mais que tisse P? la livraison part aujourd'hui. même si tu n'as pas pris de notes hier soir, je dessinerai quand même aujourd'hui (soir), après ma journée de boulot : je customise un chariot hospitalier dans une maison de retraite, depuis deux jours. dis-moi, quand est-ce que ça finit, O, enfin, cette première session? samedi? dimanche? en 2010? je suis contente d'arriver au week-end, cette semaine a été vraiment du travail. mais ça me plait, et je découvre en moi un grand désir pour O. ça me plait. je vais finir mon café et partir au turbin. je rêve d'un bar entre potes, bières et discussions jusque tard dans la nuit. ici, je mène une vie de moinesse! chambre sous les toits, travail, repas, nuit. mais c'est passionnant, de rencontrer ces vieux et leurs histoires. j'ai l'impression qu'ils me mettent face à la mort et face à la possibilité du bonheur, que la vie soit un long récit ou un profond silence. et leur lenteur... et leurs yeux, tellement sensibles. je t'embrasse. M. 16h13. P. voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci ? Oui.



10h57. Aujourd’hui. Un mail de R. eh bien sous l'œil de P qui nous caresse de la même ardeur, je consens à ce que tu utilises ces échanges de mail pour ton projet d'écriture et ce qui en découle. Il dit. Et levant les yeux vers le ciel il cherche l'astre des yeux comme son interlocuteur cherchera à le faire à la lecture de ces quelques lignes. Ça me donne envie d'en faire des tonnes. J'arrête là. Bien à toi, la bise. R. 11h04. R bonjour, tes mots donc rejoindront les notes du travail en cours dès ce jour, dès la prochaine session d'écriture retranscription de notes entre maintenant et toute à l'heure 19h00, merci d'avoir accepté, je t'enverrai si tu le souhaites la matière totale de ces notes en fin de semaine : que tu puisses voir dans quoi dans quel océan quelle mer tu te retrouves. A très bientôt. M. Il y a trois jours, 16h25. R, bonjour, eh bien ici aussi la course et en ce moment avec O : une semaine de résidence à P pendant sept jours et sept nuits de lecture autour de O et des mythes grecs. on m'a commandé un texte qui rende compte de ce temps. donc j'y suis. dans ce temps et dans ce lieu. dans les livres aussi. une première semaine de travail. j'ai proposé à une plasticienne de travailler avec moi, et nous travaillerons elle et moi ensemble et toujours à P une semaine fin novembre début décembre et montrerons quelque chose de ce travail le 6 décembre, le soir, note ça sur tes tablettes si tu es là et veux et peux. voilà dans quoi je baigne en ce moment. J'ai vu L la semaine dernière qui m'a parlé du film et de votre commune présence. Je ne serai hélas pas à T ('cause O) samedi soir. mais tu me diras. et aussi. Ellipse. je t'embrasse, à très bientôt, M. Le même jour. 20h58. eh bien merci pour toutes ces nouvelles M, je suis peut-être plus mail que téléphone en vérité, c'est amusant, j'ai fini la lecture de E de V il y a 2-3 semaines. J'aime beaucoup les scènes sanglantes, quand les épées rentrent dans les corps et quand le sang coule en un jet onctueux (comme des litres de peintures). J'ai également O qui m'attend sur une étagère et j'ai acheté ce week end. M de O. On pourra se faire une soirée grecque si ça te dit un de ces 4 (je préfèrerai un apéro aux 7 jours 7nuits) !!!! Pour le 6 déc. Je verrai. Ellipse. A très bientot. Bon week end. Et bonne préparation. bien à toi. Résumé express la suite jeudi prendre un bain prendre un peu mon temps rejoindre P vers 18h00 penser à J qui fait sa présence Pour L entre 16h00 et 18h00 finalement ne l’a-t-il pas faite être à P jusque vers minuit et demi partir après la lecture des trois chants elle est très belle sa lecture sa diction sa jeunesse son innocence sa beauté jeune rayonnante avec lui c’est l’inverse elle promesse et allant lui comme jeu et renoncement pourtant sûrement non je ne sais pas quelque chose là que j’aime qui me charme quelque chose là qui gêne que je n’aime ça se voit oui ça se sent quand les gens censurent le verbe ici je censure le verbe quand des raisons contre te portent et non un mouvement vers : ça se voit. quel est ce passé dont nous ne cessons de nous défaire de ne nous défaire quel est ce présent que nous voudrions autre qui ça nous non je ne serai pas l’artiste immolé il faut brûler pour briller oui mais que la joie porte c’est elle que je veux donner mon sang mes larmes je les connais si la mort est dans le jeu le seul certain pour fin c’est par la mèche brûlante avant détonation que je veux m’y rendre un jour j’irai te crever les yeux mais non je ne crèverai ni ton œil ni le mien : tant à faire pour les garder ouverts je préfère cet impossible là. un mail à M, avant de me coucher, lire quelques pages de V puis la nuit vendredi 19 réveil 7h00 séance à 8h00 croiser F et I sur le chemin du retour ils vont se coucher après la fin de la nuit de lecture tu vas à ton rendez-vous ils me demandent non j’en viens mais c’est quoi c’est rendez-vous de travail à ces heures du matin afin de rentrer un peu plus dans mon intimité, sachez que je reviens d’une séance et retour chez moi un mail de M et mise à jour des notes analyse et travailler fragments de Incarner prendre une photo du ciel et des traits blancs dans le ciel vers 13h00 manger mettre à jour les présentes notes 13h48 aller faire une sieste me réveiller me doucher rejoindre P maintenant 16h40 fin résumé express enchaîner : l’intimité n’est pas l’intime. Hier. Aujourd’hui. Hier. Notes d’hier. Tiens, il y a D qui arrive. 16h42. bonsoir vous deux dit-elle à C et F. elle veut parler ils ne veulent pas parler ils se réveillent. Tu veux parler je ne veux pas entendre nous nous réunissons pour lire l’histoire, le récit de celui qui lorsqu’il parle ment. U le rusé. Quelle ruse est-il en train de manigancer par ces mensonges répétés. Très simple. Il ne rentre pas. Dit-il d’ailleurs jamais qu’il rentre. C’est ce qu’il fait. Oui. Mais ce n’est pas de cela dont il parle. Qui veut l’entendre cela qu’il a à dire, U. Il revient à I et retrouve son fils à l’âge qu’il avait, lui, quand il est parti. Que va-t-il dire à son fils. GL. Vous êtes mon sauveur. C’est la seule solution que j’avais. FM. Comme j’ai une voix de soprano évidemment c’est différent il faut que je transpose. Elle fredonne de sa petite voix fluette tandis qu'on écoute FM. Depuis l’âge de 16 ans je connais cette chanson. Vous en toucher deux mots. J’ai bien fait de vous en toucher deux mots. Je vais avoir le look. Je me suis trouvée une tunique grecque en location. 17h57. Depuis une heure D. me parle, chante, récite des poèmes, sa mémoire, les poèmes qu’elle a écrit, son origine, son nom avec le nom de sa ville d’origine dedans, dans mon nom: je mettrai le nom du lieu de ma naissance, mon nom dira le nom de mon lieu d’origine. Chère M, pensées vers toi et ton travail d’en ce moment à E. la parole de cette femme, sa voix, ses chansons qui lui reviennent, fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous, chante-t-elle tandis que j’écris, mais a licorne je ne la connais, D, c’est la femme au piano du mois de juin, envie de faire quelque chose avec elle, une rencontre, elle, M, aussi, l’homme à la voix douce cassée. Entre l’envie, les envies, et les temps de ta vie, quels écarts. Ça va me permettre d’avoir un accompagnement dit-elle, elle continue de parler j’écris au clavier. Envie de te revoir mais avec du temps devant moi pour toi , ce temps qui te manque, prévoir du temps, il a écrit un livre le chanteur il n’y a pas très longtemps je ne sais plus à quelle maison d’édition. Dans les notes. Retour dans les notes. Ça aurait été préférable que j’aie la partition. Si un pianiste avait pu m’accompagner. Comment est-ce votre prénom ? M. ah, c’est joli vous avez un évangéliste pour saint patron, et moi j’ai un bienheureux : DB, saint patron, béatifié il y a quelques années seulement. Retour dans les notes : sans cesser son chant. Ecouter la parole de l’étranger et entendre la tienne es-tu capable d’écouter deux paroles en même temps. Tu sauras. Tu seras. Etre savoir. Savoir être. Si je veux être compris. Si on revoit le titre. Pardonnez-moi de vous déranger, chante-t-elle. L’obscénité. Dans l’inadéquation blessante, entre la chose dite, et le lieu, où la chose est dite. Le théâtre aurait disparu, dit-il. Non. Je suis là. Nous sommes là. Il n’y a plus personne dans les salles. Et ici, ami, face à combien tu parles. Face à combien je parle. La question de l’autre et de sa présence face à toi, et du nombre d’autres face à toi. Il y avait 10 millions d’autres face à moi je ne savais qui regarder. Mon œil unique face à la marée des vivants et des morts. Nous étions peu, trois, quatre, mais à nous seuls, nos présences convoquaient la cité. Une salle pleine. Une salle qui se vide. Une salle où seul toi et à moi ça commence à deux. P dit que ça commence à trois. Quatre c’est l’au-delà de trois. Cinq c’est la main, la main qui tient, la main qui se tend qui donne qui cogne qui s’enfonce se lève le poing. Aujourd’hui tout est sur la scène, tout est a vue, c’est ce qu’ils veulent nous faire croire. Ils, pour dire : les ennemis, la figure de l’ennemi, des ennemis. Nous, pour dire : les amis, la communauté des amis. Ça commence à deux, ça commence à trois. Ça commence ah, un, deux, trois, ça commença comment? Stop. Rencontre : il veut une rencontre une vraie rencontre. Il veut que ça échange, ne veut que ça, et change ! Rencontre, et change. Oh qu’aucun ne soit le même avant qu’après. Comment autrement est-ce possible. Ça. Est. Elle est dans un transat seule maintenant et dans le silence. J’aimerais t’enregistrer. Enregistrer ta vie. Enregistrer ta voix. Ce rapport à la mémoire. Ce rapport de moi face à ta mémoire dans le récit et le surgissement les images les chansons les poèmes qui surgissent dans la phrase en train de se dire. Est-ce que tu es à la même place au début et à la fin. Et le comédien l’acteur (T ?) (les mots que tu n’as qu’entendu et qu’aucun dictionnaire n’accueille tu les écris comment ? selon quoi de ton savoir, de ta connaissance, de ta mémoire) qui sort du chœur : le coryphée. La personne qui est avec moi, dit-elle. Parle-t-elle de l’homme au fauteuil vert. Je ne veux pas demander. Tu ne veux pas demander et tu veux savoir tu t’y prends comment alors ? QUI FABRIQUE LE PREMIER MASQUE ? D : pour P qui veut séduire le taureau blanc. D le savant. Architecte ET marionnettiste. Le savant, il fabrique le théâtre. Le désir de connaître le monde dans sa totalité : CONNAITRE L’ANIMAL CO-NAITRE A L’ANIMAL : le taureau blanc. Théâtre téatron – orthographe - : le lieu d’où l’on voit. Etymologie, orthographe. Elle est partie à sept heures du matin reviendra-t-elle ce soir. Etre en possibilité de comprendre ce qui se passe. A. Opsis. Orthographe. Optique. Op, what does it mean ? Optique. Une question de point de vue. Le point d’interrogation est une oreille, pas un œil. Les spectateurs grecs sont passés sont placés face au soleil c'est-à-dire dans un aveuglement hier sur le trottoir j’ai fait l’expérience grec du spectateur avant-hier en mouvement sur le trottoir j’étais spectateur grec en mouvement c’était 2007 l’année, raconte-moi 2007, avant JC, il y avait quoi, là, à l’exact endroit de mon expérience du mouvement grec en spectateur avant-hier, hier, sur le trottoir dessous quoi d’il y a 4014 ans quoi encore là sous nos pieds. Le masque en bois cousu à même le visage, de F, par M. Et quand la marionnette géante apparaît, D, surgit apparaît : c'est DANS UN AVEUGLEMENT. La connaissance du monde se fait DANS UN AVEUGLEMENT LA MORT C’EST L’HISTOIRE DU PAPILLON ET DE LA BOUGIE. Mythe de dépossession. Mythe de possession. D'un monde. Dépossède-moi du monde. P. Le feu. Appropriation du. Monde. A qui appartenait le monde avant de n’appartenir à personne. Au théâtre. Le timélée. Vérifier. Un tout petit espace où l’on va tuer le bouc. Emissaire. Et à côté. La skéné. Orthographe. Où l’on va nous raconter l’histoire. L’acteur du vent. L’acteur du vœu. L’acteur, dit-il, il veut, il sort du c(h)oeur, il veut penser. Ma parole telle une pensée me sortant du cœur. Me sort du corps. Acteur. Le chœur, sur la skéné. Le chœur : s’émiette avec les acteurs qui en sortent. Et la skéné : doit grandir pour eux. Le monde ne sera jamais assez vaste. Fusion skéné timélée. Et cette espace de fusion sur la scène. Quand j’entends le mot fusion je dégaine mon stylo. Immolation des acteurs. Je sors mon stylo, je dégaine, je prends la parole par les cris calmes je dirai mon désaccord sur le pouvoir brutal qui ne me laisse nul espace où pouvoir dire sans avoir à hurler. Etre jaloux comme une pute. Il a dit puce, pas pute. M’en fous. Tu entends ce qu’il a dit ou tu entends ce que j’écris. Tu préfères quoi. Comme une pute ou comme une puce. Fais pas le mâlin mal poli, c'est pas toi. Raconte plutôt. Fais plutôt le récit de ta colère. Non. Le récit de la cité. Réciter. Oui. Un poème par cœur. Une scène, géante, avec cent chœurs. Un poème par chœur. A quelle place on se trouve. Se chercher, se trouver. Je me suis trouvé là et toi tu t’es trouvé où. P ou P ? Mythe de possession du M, blague du jour couchant. 19h05. Lever les yeux. Ciel encore blanc. Inventer des prothèses. Encore S. Ah, il faut qu’ils inventent. Les enfants. Là aussi on peut me rentrer dedans. Dit-il. Ah bon. Pourquoi on est de pas en parler il manque un mot là pour faire sens, lequel tu mets? ME. Orthographe. Il veut faire jouer P par un noir. J’arrête de prendre des notes, début de la querelle. Début de la rencontre. Poser le stylo, relever la tête, nous sommes réunis, parlons-nous, querellons-nous. 19h16. voie joyeuse. Joie voyeuse. Voyageuse. Le sacrifice comme condition de la beauté de l’œuvre. Non. Sûr que non ? J’écrirai, avec la joie. J’écrirai avec l’aNtre de C. J’écrirai avec l’aUtre de C. J’écrirai NU. UN. NU. UN et NU. JAMAIS DEUX IMMORTELS NE PEUVENT S’IGNORER. Une terre riche [lumière dans l’espace central, cercle éclairé, 19h21] avec engrais de cadavres. Est-ce que je suis comme ça. Voir comme les autres, nous sommes. Voir comme les autres nous somment. UNE SOMME. La femme de la bougie. Beaucoup de courage et beaucoup d’amour. Etre placé par là parla pour être passé par là. Je suis parlé par l’âge. Passé par l’âge de. T homme corps machine. JFP. C ? Non. B. Tant que ce n’est pas commencé. Phrase inachevée. Nous mangions pendant que vous disiez. Le son intérieur de mache mache nourriture. QUAND JE PARLE DE L’INTIME JE PARLE DE L’UNIVERS. ‘’détracteur de l’intime’’ est le nom que je te donne en querelle pour en regard de toi me nommer. Jusqu’à chant 12, chez les P. Récit par U de son retour. Chants 13, 14, 15. Hier. Aujourd’hui. Des prédateurs plus puissants, en tout cas plus méchant, dit le journaliste. 8h59. Ce matin. Assujetti. Le mot : assujetti. Il n’y a de l’univers ici que ce que je t’en dis. Dispositif, processus, territoire (en lien avec le). Une langue normée. UN ETAT DU MONDE. DEPUIS CHAOS JUSQU'A NOUS. 20H24. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci? 20H48. Oui. 21h20. Tandis qu'une petite boîte à musique joue "yesterday". M bonsoir. C’est un envoi depuis P. Les notes, les dernières retranscriptions. Là, je suis à l'étage. Je prévois de passer cette nuit et la prochaine sur place, jusqu'au matin. Après, c'est "fini", ça se termine, pour ce premier temps, dimanche, vers 8h00. il y a plein de monde en bas, on dirait. je vais les voir. je reviens plus tard, dans la nuit, demain. belle soirée, belle nuit. je t'embrasse. M. Je descends. Scène S. Chants 16, 17, 18. U de J : premier chapitre. Le son. Le son et plus le sens. Le son. Le son de la voix du lecteur mais plus les mots. Le son. Le son deux voix se mêlant la musique des sons. Etranger. ne veux-tu pas entrer. Je ne me souviens de rien. Je ne me souviens que des idées et des sensations. Je suis le petit gars qui se vante d’être invisible. Je suis un autre maintenant le même toujours en même temps. Je m’allonge envie de dormir. J’entends derrière le rideau une voix elle parle. La voix invite à la nuit invite au dehors. Ils sont nombreux à suivre la voix dehors. Le silence dans la maison soudain non pas le silence. Toutes leurs voix parties et les voix seules de celle qui lit c’est une voix de femme c’est une femme qui lit. Je ne m’endors pas envie de les rejoindre dehors mon envie de les rejoindre. Je remets les chaussures vite je m’habille je sors je suis dehors. Trottoir devant la maison. Voiture bleue devant tourner à droite. Point rouge lumière droit devant point vert à gauche marcher mon ombre au sol un néon clignotant à droite sept lettres. Le son moteur d’une voiture à droite. Tramway devant au loin mémoire zéro m’arrêter pour noter. Femme à droite marchant cigarette point rouge et fumée. Vêtements au sol. Voiture à droite filant même sens que la marche. Ecriture chaos marche regarder la feuille regarder les mots pas le sol. Lumière bleue clignotante une ambulance. Marcher dans la nuit. Trois points lumineux rouge une tour sombre dans la ville. Points rouges fixes points rouges en mouvement vers le fleuve. Point vert trois fois lever les yeux au ciel et voir les étoiles me retourner. Personne. Les voitures. Le froid dans les jambes dans le corps. Un homme peau couleur noire trottoir à gauche. Une silhouette couleur verte au sol un homme sur son vélo silhouette couleur verte au sol à sa gauche mon ombre. La soufflerie de l’hôpital. Envie de chier. Le froid. Rentrer. Silhouette blanche fond bleu un homme un enfant panneau carré. Un homme une femme couleur blanche sens inverse à la marche à gauche. Tourner à gauche prendre la rue. Un homme une femme couleur blanche sur un vélo trottoir de gauche mouvement sens inverse à la marche. Tramway à droite sens inverse aussi. Point lumineux rouge derrière camion filant vers le fleuve. Son des pas traînant frottant le sol homme à peau couleur noire. Bruit du tramway derrière. Tuyau couleur orange en façade d’un immeuble en chantier à droite. Froid dans les mains dans les doigts dans le bout des doigts. Lumière couleur jaune en haut des pics lampadaire. Sur fond couleur bleue panneau rond une flèche couleur blanche direction à gauche. Rentrer. Feu arrière gauche voiture garée devant maison. Marcher. Quatre pas vifs. Un arrêt. Noter. Reprendre la marche. Continuer le retour. Le tour de quartier de jour au soleil aveuglement. Le tour de quartier de nuit glace le bout des doigts. Ecrire. Pour ne pas ou. Blier. Rentrer. Pour tout te raconter. Là ça parle là ça cause là ça lit. Etre à la frontière des deux espaces. Dedans la maison. Dehors la maison. Les crânes de chacun un crâne une maison un monde : oui. 6h09. Avoir trois murs. Un blanc à droite, un blanc derrière, un noir à gauche. Les premiers mots dans le carnet. Avant. Amener du fil, électrique. Des ampoules. Des livres. Décrire la maison. Décrire le crâne décrire le monde. Une couette couleur bleue. Un matelas. Un tissu pour le matelas. Un tissu pour toucher les ampoules brûlantes. Une poubelle. Un sac où tout foutre. Le sac à dos avec le quel traverser l’espace aller dans l’espace marcher dans le monde. Imprimer les documents importants. Installer isocpeur sur l’ordinateur. Factuel hyper factuel, les horaires d’arrivée, de départ, l’écriture à l’ordinateur. Ecrire à. Et lui raconter ce qui a eu lieu. L’attention à ce qui se passe. Le carnet de bord de l’expérience. Et chacun se nomme et nomme chacun. Raconte-moi. Inverse la muse. Inverser l’amuse je crois. Et ? Ce matin. Qui veut commencer demande F derrière le rideau noir, maintenant, atelier écriture, une voix de femme, de jeune femme. La voix de C qui lit, sont trois dans le cercle de lecture est-ce que les autres dorment. A personne je ne lis pas mais à toi qui dors oui. Et maintenant l’importun nain porte un important nain. Retour sur la veille. La servitude volontaire. Des mythes et des yeux. Du pain et des jeux. La noblesse la beauté la grandeur des mythes et des yeux. Servitude volontaire que les vins et les jeux ne cachent pas, eux. Je ne suis pas obliger de penser, pourvu que je puisse payer; d’autres se chargeront pour moi de cette besogne fastidieuse. Salaud. Je ne me chargerai pas. De ta besogne. Mais je t’afficherai la mienne sans rien faire pour te faciliter son accès, à moi dont l’accès est. Je ne te montrerai. Que la question lente remise à l’œuvre chaque jour de ce chemin que tu connais, tout autre qu’il est pour toi, je te parlerai depuis le mien et tu sauras y lire ce qu’il dit non de toi mais ce qu’en ces questions à l’œuvre : un écho à l’œuvre en toi. L’œuvre d’un écho l’œuvre. Un écho. Voilà de quoi je parle. Quand je prononce le mot : intime : la vaste immense porte en chacun de nous que fainéant par trop je ferme tu fermes. Ta porte n’est pas ma porte et porte et m’apporte si tu te risques à oser la dire. Je parle de cela quand je dis : intime : de ce vertige là, les yeux ouverts. Tout ce qu’une photo montre : est vrai, dit l’homme à la radio. Ce matin. Hier matin. Pensée rassurante. UN MOMENT DONNé. C’est long à faire. C’est court à lire. U, de J, c’est le temps de lire plus long que le temps décrit. Un autre territoire [là où je vis / là / d’où je viens] une autre langue [de là où / je vis / de là où / je viens / de là où / je vois]. Retour sur la terre de tes ancêtres. La réplique finale. A la mesure de mon humanité j’ai pensé à demain dit-il en montrant derrière. Je vais vous demander d’oublier. 6h52. d’oublier la terre d’or. 7h19. stop pour ce jour. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci? 7H26. Oui. 7H35. Par la nuit. M, les yeux piquent. Ces mots écrits à P, à l'étage. Avant de rentrer dormir chez moi. Lectures et ateliers d'écriture durant toute cette nuit (la virée dehors dans la nuit que tu liras en notes : en écho à l'atelier qu'a proposé F) beau jour à toi, bon jour. Et à tout à l'heure, M. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci? 7H36. Oui. Lecture de C, presque à voir basse. Chuchotement plus que murmure. Whisper. Voulez-vous remplacer le fichier existant par celui-ci? 8h00. 29. Oui. de retour chez moi. une étoile encore visible dans ciel bleu clair jour levé soleil orange rouge qui va apparaître de derrière saint D. La présence policière. Le jeune R mendiant endormi à gauche des boîtes aux lettres de la poste T. Me coucher.